Un essai, peinture.
Je cafouille sur mon carreau de faïence,
En fait, les ombres dansent sur ma timidité
Loin de la lumière en plein air, elle a son authenticité,
Sa richesse, en teinte des feuillages, est languissante
Ah ! Mon beau printemps, enrobe de ta beauté ce silence,
Je ressens le couperet et la défiance dans son immobilité
Je suis meurtrie par l'opacité des verts, couleurs de blés,
Ma main l'effleure, car mon cœur s'élance en révérence.
Mes mots s'envolent dans des vents violents,
Un monde heureux pour les peintres en recherche de vérité
Tissé de blondes lumières, teintes de gris et de mauves mêlés,
Je rajouterais pour toi du bleu avec recueillement
Lucye.
Poésie imaginaire
L'ombre menace au bout des champs,
Mes couleurs se métamorphosent sur ma toile
La sève du sol est vivante et irradie mes mots,
Je regarde mon œuvre comme un livre d'images
La frontière de mon esprit me stop au bord de la rivière,
Le chemin cerne les blés, j'écoute ce léger vent autour de moi
Je ne ternirais pas ma montagne en feu tout là-bas,
Ma palette soupire, elle est sournoise me proposant le noir
Insolente couleur, Saccageuse de blés, je ne suis pas complice,
Mon pinceau tape à bout de bras, d'un léger souffle, je fige mes arbres
Mon noir s'agite avec rage sous les herbes devenues folles,
Je saisis la lumière en douceur, mon œuvre sens le printemps.
Lucye
Le rêve mystique.
Elle rêve d'endroit mystique et poétique, tout en haut,
Elle veut atteindre les hauteurs, là, où se trouve le secret de l'aube
Le vautour l'a déjà cerné et vole à son secours,
Ses plumes sont déjà accolées sur elle et sur sa raison
Elle va avec difficulté dans un monde de désolation,
Non pas un monde partagé, mais là où s'interpénètrent les ombres.
Spectre du passé, monde organique éphémère,
Le ciel dégringole sur elle, sa marche sera longue.
Partit vers les terres de l'esprit, elle forcera les portes du mal,
Elle défit à pied la vipère et le dragon dans mon langage
Ma plume la voit fracassée, elle essaye d'avancer,
Et, le matin, elle atteint l'autre rive pour essayer de vivre
Fuir un monde hostile et réussir sa montée vers la providence,
Elle essaye avec peine d'entendre la voix du vent et des croassements
Le vautour à fuit pris par mille démences, la lumière l’a tué à temps,
Une clarté tout là-haut lui tend la main pour lui annoncer le printemps.
Lucye
Je te retrouve
C'est un jour comme aujourd'hui où mon téléphone a sonné,
Je t'ai toujours attendu dans l'absence et les souvenirs
Mon coeur ne bat que pour toi, et si tu regardes mes écrits sois sûr de cela,
Je sais que tu vas venir faire un passage discrètement et sans fracas
Les années passent, et j'attends que le vent du matin te dirige vers moi,
Petit bonhomme au grand esprit, mon coeur répond au doux rayon du tien,
Il y a des jours comme cela où le vent va à contre sens et l'attente est là
Je me bats toute seule et j'attends mon devenir dans mon destin
C'est un jour comme aujourd'hui où mon téléphone a sonné,
Je me réfugie dans les passions que Dieu m'a insufflé au fil des années
Un ange est passé et m'a redonné l'espoir de ton retour, peut-être un jour
Cavalier preux, tu prendras mon amitié car le fruit défendu n'est pas pour nous.
Lucye
Le cheval de son inconscient
Elle voit une plaine désertique ou son souffle se fige,
Le vent la conduit, comme une tige, elle s'élance
Son monde parallèle lui insuffle des signes,
Une tristesse la prend dans les confidences qu'elle entend
Un cheval blanc surgit du néant pour lui offrir ses services,
Ses ailes blanches l’entourent d'un amour infini dans le silence.
Tu es là pour avoir une sagacité de largesse d'esprit dit-elle ?
Non, briser une solitude dans la finesse du silence lui dit le cheval blanc
Ses épaules s'affaissent, car elle crée sa famille dans son esprit,
Un hennissement la fait sourire, elle est avec un ami né de son subconscient
Elle n'est jamais seule dans son esprit, des couleurs viennent là soutenir
Elle chevauche son cheval blanc pour aller plus loin dans le temps
Lucye .
Ma photo, un quartier de Rillieux
Une visite chez des amis où je vois une cité surréaliste,
Les nuages de la nuit s’emparent des immeubles
Les lumières s’allument sur les toits de béton en vrille,
Les adolescents squattent dans les allées et guettent les vieux
Les leaders pullulent dans cette cité démunie,
De sombres profils se rejoignent ou certains parlent de leurs vieux
L'éclairage ne rassure pas les passants qui y vivent,
Les bagarres sont courantes, ainsi que les émeutes
Mais certains sont des personnes bien et gentilles,
Ils logent dans ces quartiers ou les gens ne sont pas toujours heureux
Ils s'attachent à leurs vies et son confiant, priant en famille,
Après tout, leur vie est belle même dans ces lieux dangereux
Lucye
La renaissance
Un hymne à la renaissance comme un éclat d'obus qui fait battre le cœur,
Le désir de vivre comme un larron, et de regarder le sol comme une prairie verdoyante
Je vais me mettre à la recherche de l'inexistant, mes mots seront une variation de mes couleurs,
Il n'y aura pas l'odeur de rose,non,seulement celui de l'essence dont mes pinceaux sont friands
Je m'envolerais à l'unisson comme une hélice dans mes créations, avec de grand frisson,
Et les illusions enfouies et cachées en moi vont se révéler des œuvres de hasard
Je marcherais vers le danger pour y trouver la beauté, et crié à la vie que je l'aime en sifflant
Mais, entre l'air et le mot, la bagarre se déclare souvent sur mon clavier indiscipliné
Je viens de me rendre compte que la tristesse est mon ennemie, acharnée et illogique.
Une ennemi pour moi que je briserais comme une criminelle, avec un acharnement cruel
J'aime tant l'amour que je ne le trouve même pas dans ma chaumière de bohème.
Une pensée subtile, qui monte sur les sommets dont il est impossible de se défaire.
Lucye.
Un Noël en clinique, une pensée pour vous.
Un simple clin d'œil ce soir pour mes amis dont je suis éprise,
Je me sens artiste autiste, mais je ne fais pas grise mine
Mon départ est pour demain et je tiens les cieux dans mes mains,
Mon bonheur est ma nuit dont je veux assouvir mes lendemains
Je veux vivre à mille à l'heure au risque de mourir sur ma ligne de vie,
Rejeter mon destin en passant mon temps à courir pour la suivre
Assouvir ma passion pour la rejoindre dans mes rêves qui ne sont pas vains,
Lui dire que demain, je serais parti, là où mes yeux la chercheront en vain
En fait, je chéris un doudou pour le sceller comme une enfant dans mes rires,
Je me vois princesse déguisée devant des amis, sans salaire et trop sensible
Une machine à remonter le temps me fait tomber dans un piège par excellence,
Je prépare ma valise ce soir, dans un rire aérien, une voiture m'attend.
Lucye
Fraternité des religions
Oui, un bleu dans mes pensées ce soir,
Je me transporte chez mes amis de coeur
Ils sont honorables purs et nobles dans leurs djellabas,
J'adore les voir, car l'amour est pour eux une grande valeur
Vous les trouver plus haut que chez les notables,
Car ils sont supérieurs à certains, et les mettent dehors
Oui, ils sont chers à mon coeur, leurs prières rejoignent Allah ,
Ils ne se bornent pas à la Toussaint pour honorer leurs morts
Leurs amitiés ne sont pas feintes, ni sans éclat,
Comme certains qui la clament avec des fautes et des erreurs
Leur richesse est l'amour, c'est ma religion sous mon toit,
Je ne suis pas une tête de piaf, pour ma vie qui a de la valeur
Oui, dans mon envol, chaque nuit, je m'évade, car le ciel est à moi,
Mon cahier du temps est le nouvel an, ma feuille de route est d'être seule
Je récidive chaque jour mes pensées sur mon cahier jauni et charitable,
Pour ne pas oublier ceux qui sont dehors, seuls et sans chaleurs
Lucye
Ma poésie déposée dans une jarre
Je t'envoie l'infini de mes pensées,
Dont mes lèvres se sont enrobées
Dune puissance d'amour
Dun retour espéré.
J'ai goûté le trop plein de puissance,
Et l'enferme dans une jarre
Enterrée dans une terre
D'amandier et de mousse verdoyante.
Mon souffle donne aux herbes folles
La vitalité à cette vie cachée,
Planète des nuits,
Aux étoiles égarées
Mouvement à l'agoni,
Explosion de lumière d'un amour infini,
Murmure de prière
Pour les âmes meurtries.
Lucye
Poésie sur mes fabulations
Mon visage lavé de pluie
Comme sur la plage qui grésille,
Les lacs blancs et les cygnes
Matière plastique Brousse dans la nuit
Je fabule, je vois le bleu des mouettes en rêve
Volant sur des guirlandes tressées.
Le vent qui emprisonne mes
pas
Garde la douceur du chant de l'innocence agressée.
Mon poème
s'abîme sous le soleil de la mer
Je plane à côté de l'hirondelle,
Et j'évite les ténèbres.
Je regarde dans la lunette du soleil
Ou mes écrits resplendissent en sphères.
Lucye
Ma vie nimbée d'espoir retrouvé
Ma vie nimbée d'incertitude se dévoile à mon esprit,
Mes songes me conduisent vers un port où se trouve le secret
Je marche sur la rive où l'opalescence des vagues m'attire,
Son aspect laiteux et bleuâtre me conduit vers des buissons en liesse
Une rose m'appelle contrite, et son parfum fleuri me transporte,
Je la libère tout en douceur des ronces qui la meurtrisse
Je l'accroche sur un sapin aux douces étoiles de la nuit, attendant l'aurore,
Ma plume dérape, elle tombe dans les broussailles s'accrochant à mes rimes
Mon cahier est léger aujourd'hui, ce n'est pas une utopie de sentir son soupir,
Je sens en moi une vie d'humanisme, les mots se bousculent sur mes lignes
Je pense à l'homme de ma vie trop tôt parti pour une terre promise.
Je hume le parfum de la rose espérant reprendre les rênes tant que possible...
Lucye
En attente dans la nuit
Les sirènes hurlent à l'intérieur de sa vie,
Le danger s'efface, élégant, insoumis.
Puissant et sans trace
Il suit cet homme de la rue.
Le petit, l'incompris,
Dont les yeux d'acier
Et la chevelure argentée
Font retourner les amants d'une nuit
Il est en attente dans sa nuit.
L'idée du temps le percute en avant,
À quoi pense-t-il ?
À la harpe des anges...
Sa mémoire brûle son énergie,
Ses souvenirs le font trébucher.
Comme la douceur d'une soie fine,
Il tourne en une nuée de symphonies.
Sa mémoire est altérée par le temps,
Sa vie est une note à contre temps dans le vent
Les fêtes de Noël seront pour lui le froid sans argent,
Si vous passez devant lui, jeter lui une huître en passant.
J'ai si mal pour lui.
Lucye
Le devenir du poète
Soustraite et pensive, au devenir du cycle de ses générations,
Elle envisage le temps, heureuse de sa source de vie en catimini
Une attache violente à son moi, lui fait repousser sa destruction,
Et ne jette ses mots sur une scène métamorphosée en joie, jamais tarie.
Sur toile vierge, elle photographie son image qui devient collusion,
Et se dit que seul ses poésies pourront parler du profit des ont dit
Son changement dans le temps présent la fait sourire de ses illusions,
Elle aime son époque, et remplit son sac de prémisses évidentes à sa vie
Dans son devenir, elle ne dépend que d'elle-même parmi les gnafrons,
Car elle aime guignol qui lui rappelle des souvenirs factices étant petite
Son cahier à la main, elle dessine des vallons en chantant une chanson,
Une teinte ocre l'attire dans un univers de paradis où elle dit oui à la vie.
Lucye
Ballade sur les galets
Les émotions m'envahissent,
L'artiste s'enrichit au travers des yeux de l'homme.
L'image de l'étrange surgit
Et se profile au travers de mes émois.
Le coucher du soleil m'envoûte
Je rêve de galets et de trèfle marin !
Amour; Que ne s'éprenne,
Drôle et fugace idée...
La mouette et l'hirondelle,
La mer gronde,
Un gigantesque tourbillon d'écume
Les emprisonne à jamais.
Je les libère en leurs envoyant un feuillet,
Et sur une ligne droite,
Je trace la place de la mouette,
Et l'envol de l'hirondelle.
Se rencontreront-elles ?
Qui m'enverra le trèfle marin,
Si je ne rêve pas d'elles ?
lucye
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