
Ma légende du vent
Tu es qui, toi le vent, qui souffle sur mes secrets ?
L'élément de l'univers qui fait tourner la planète à l'envers
Ou l'espion pour voler mes rêves et me remettre dans mes baskets?
Quand je me balade pour retrouver l'homme de mes rêves
Je te résiste, car tu me fais planer sans trêve, tu exagères !
Arrête de souffler violemment sur mon texte, je te trouve sans sagesse.
Tu es mon maestro et la nature aussi s'élève à ton appel,
Alizé de mon coeur tu es mon inspiration quand je suis dans l'arène
Ton souffle me propulse, m'alanguissant dans mon île secrète..
Lucye
Un havre de paix
Une douceur insoupçonnée me saisit,
La délicatesse d'une attente loin d'un banc
Feuilles séchées posées paresseusement sur le sol,
Envole d'un moineau apeuré par mon apparence
Les teintes embrumées d'un voile fleuri,
M'enveloppent d'un manteau fouetté par le vent
Les buissons pourpres se figent et sont seuls,
Dans la magnificence d'un paysage avenant
Glisser dans le ciel suivant mes envies,
Faire tout à l'envers pour épater le temps
Attendre encore pour repousser le linceul,
Et crier à mon cahier de se poser sur le banc
Lucy
De son île magique elle ne compte pas ses pages sur le sable,
Le bonheur l'inonde et l'enveloppe de ses ondes
Elle développe cette puissance et fait surgir un arbre,
Elle s'amuse et perçoit un parc où passent des ombres
Elle lève le visage et voit l'ascension des nuages là-bas,
Un être de nulle part devant elle fait la ronde et crie son nom
Taquine, elle lui lance son cahier en riant par bravade,
Elle veut le séduire et fait surgir un miroir où ils danseront
La flèche du temps la conduit d'une façon irrémédiable,
Vers un destin sans contrefaçon dans ses créations
Elle crée sa vie et voyage au loin sans avoir d'étapes,
Elle fait surgir devant elle à sa guise Apollon
Elle accommode à sa cuisine des mots colorés avec sagace,
Sa feuille de route la conduit dans un imaginaire en floraison
Elle fait surgir un géant et danse devant lui sa joie de le voir,
Oui, aujourd'hui, elle gagne sur la vie en reconnaissance de son nom
Lucy

La
polarité, le double
Tout est double et le triple est divin,
Tout est illusion et je cherche en vain
Une union avec moi-même dans ce mystère sans fin,
Avec un corps émotionnel totalement sain
Aventurière du merveilleux, je suis mon propre maître,
Je projette mes images sur ce que je crois être
J'assume mon rôle et maîtrise, ce que je possède,
Retenant dans un filet les déchets de moi-même
Ma seule différence est de pouvoir créer,
Dans de telle circonstance, j'aime me projeter.
Réaliser mes rêves dans cette vie décalée,
Où de multiples personnalités se manifestent sur mon papier.
Lucye

La beauté de sa teinte
La beauté vibrante de sa teinte
Me transporte sur un tapis de velours
Sa splendeur me fait glisser sur un chemin
Au pourtour glissant en pentes douces
Je m'enivre du parfum de pétales de roses
Leurs langages se fondent dans la nature
Je sonde le brouillard crachant un reflet de lune
Et roule de bonheur dans les herbes hautes
Mon souffle se mêle au battement de grands pins
Un coeur sourd ou l'univers se montre jaloux
Je me réchauffe jusqu'à l'âme dans un esprit éteint
Que je rallume en un hommage à l'amour.
Lucye

Retour de soirée
Une vision de la nuit comme un camaïeu
Une invitation à fuir la routine de la vie,
L'éclair vibrant d'un réverbère audacieux
Rompe mon isolement imaginatif.
Dans le grand arbre, je vois des pointes de bleus
Je structure une composition cristalline,
Dans toutes les directions, je vois du lumineux
Avec mon crayon, je griffonne des lignes.
Je m'arrête devant cette oeuvre de Dieu,
Imposante étendue de cette oeuvre magnifique
Même Cézanne n'aurait pas pu faire mieux,
Mais sa palette de teintes diffuses enchante ma vie.
Lucye

Le
Liban
Je pense à ces enfants
Comme des puissances colorées,
A la rose, au laurier.
Leurs montagnes sont l'ombre
D'un gouffre sans couleur
La terre étant froide,
La pierre des maisons blanches sans odeurs.
Et leurs coeurs éteints
Comme les murs leur vont bien.
Les fous n'ont pas de peine eux,
Car ils voient les jours crus
Au hasard des rues.
Mais les enfants qui errent
Attendent le rire des saisons.
Lucye

Une nuit à l'étrange rêve
Un soir où elle entend claquer le vent dans sa chambre,
Deux portes restent ouvertes pour obtenir un courant d'air
Et sur son visage passe le souffle tiède de cette nuit étrange,
Sans bouger de son lit, elle se sent flottée dans l'air, aérienne.
Elle voit une voiture à cheval, sans faire d'effort pour comprendre,
Elle crapahute de ce rêve et tricote ses mots pour les faire connaître
Des oiseaux l'attaquent, une main lui tire le Crane, elle est en souffrance,
La vanité de la nuit prend son temps pour l'emmener à tire-d'aile
Un étrange lieu où un python s'empare de ses mots sans condescendance,
Elle sent l'anéantissement qui dévaste ce qu'elle est
Elle voit un prince au buste de marbre dans l'ombre de son enfance
Un bien étrange pays où des formes apocalyptiques lui tombent sur la tête
Lucye

Le rêve est un monde virtuel, il crée des situations et des scénarios tout comme
devant notre écran.
Lucye

Fiction du
soir
Le ciel ! il est si haut ! je suis là près du bruit,
Cet avion violemment me bouscule dans l'atmosphère
L'ascension des nuages forme des météores de pluie,
En entité primitive, je dérive sur moi-même
Accroupie sur l'avion, en un réalisme naïf,
Je cherche les atomes, traquant les phénomènes
Je milite pour l'analyse de mes neurones en physique,
Multipliante mathématique en phénomène naturel
J'avoue ne pas comprendre l'énergie cinétique,
M'accrochant aux ailes de ce monstre tout en fer
Mes pensées sont des formes imaginaires bien construites,
Persistant à dire, que mon aventure est une hypothèse.
Lucye

La terre sans lune
C'est le silence qui la réveille, elle sent qu'il est là,
Elle tourne la tête comme un oiseau pris au piège
Un chuchotis de plumes la terrasse d'angoisse,
Elle pose une lampe à terre pour effacer les ténèbres
Hallucination grise d'un oiseau perché sur son bras,
Le long du mur se reflète la lueur de son rêve
Elle comprend qu'elle est en plein cauchemar,
Elle saute à terre, ouvrant sa lucarne pour voir le ciel
Elle attend une réponse derrière cette montagne-là- bas,
Elle contemple les bâtisses et les fait disparaître
Sa vie est creusée d'ornières, mais elle entend des pas,
Elle ne voit pas la lune, son âme cherche la lumière
A la rambarde de ses bateaux imaginaires, elle voit des frégates,
En scrutant l'horizon, elle distingue celui qui la guette
Son visage embrasé par les reflets de lune dégagés de nuage,
Lui fait entreprendre un voyage pour rejoindre celui qu'elle aime.
Lucye

L'ombre des oubliés
Vivre à six dans vingt-six mètres carrés,
L'insalubrité avec des lits superposés
Pleurs du père dont la carte de séjour est rejetée,
Résidant depuis dix ans, il veut en parler.
La maman caissière depuis vingt ans,
Vit dans un taudis infesté d'insectes, avec ses enfants
Avoir une proposition des autorités, serait avenante,
Mais l'attente perdure d'une façon indécente.
Une petite fille de huit ans joue avec des allumettes,
Sûrement pour les faire exploser en étincelles
A l'école elle s'isole, les copines la rejettent,
Avec sa poupée, elles rêvent de ferme à paillette.
Lucye

C'est quoi
cet insecte
Apparemment, elle vient de madagascar
Cette mouche est grossie douze fois,
Mais quand même c'est bizarre de la voir.
En balade, seulement en balade un soir de cafard,
Je longeais les pelouses et j'ai remarqué un sac
En plastique, comme un papier jaune tombé par hasard
Ma curiosité éveillée, je l'ai ramassé, il était sale,
Voir de quoi il s'agissait, n'était pas agréable
Seulement un gros insecte dessiné et grossit douze fois !
Je rentre chez moi, c'est comme cela ce soir,
Mon plastique dans ma poche, j'interroge mon moi
J'arrête mes virgules, je marche par hasard...
Lucye

Les pousses nuisibles
Dotée d'une féconde inspiration pour la vénération,
Ses sept étoiles la portent dans sa vie
La dégradation des moeurs la meurtrit,
Mais ses mots la projettent dans le monde de l'histoire.
Elle donne sa dîme, sa vie n'est pas un mensonge,
Elle aborde l'humanité comme une âme repentie
A sa mesure elle se sent infinie,
Retrouvant sa foi dans une victoire finale.
Elle pense et collabore à l'oeuvre de sa rédemption,
Elle se sent en mission en vertu rédemptrice,
Elle traverse le couloir obscur de sa vie,
Mais ses appels résonnent sur le gong de l'au-delà.
Son souffle est tristesse, sa grâce est une conviction,
Elle sème, étouffée dans l'espace de sa vie
En artisan de la paix, elle trie les pousses nuisibles,
Couronnée par l'amour, elle atteint sa victoire.
Lucye

Invitation au voyage
Un soir pour observer la planète sans y perdre la tête,
Si, si, j'y suis vraiment, crénom, puisque j'y vais.
D'un pas pressé, je traîne mes paquets à terre
Vite, mon avion est ombré de ma silhouette, c'est chouette.
J'ai changé ce soir, ha ! si on me percevait,
Je vais observer dans les nuages, certaines sciences naturelles
Je ne veux plus être tristounette, seulement naturelle,
Tant pis pour les commentaires, le PC aux oubliettes !
Mes contacts vont alerter la presse, ce n'est pas bête,
S'ils savaient mes projets, ma perte serait élémentaire.
Je déraille de mettre dans mes lignes mon vocabulaire,
J'ai envie de rire ce soir, car ces gens du Web, je les aime.
lucye
Ma
peinture, un voyage hors du temps
Le temps d'un souffle dans mon voyage,
Le temps de reconnaître ce lointain paysage,
Que je prenne dans le creux de mes bras
Où une larme se mêle aux vagues albâtres.
Mes doigts passent sur ma toile où tous s'arrêtent,
Les teintes crient à travers mon poème,
Je cherche en vain dans ces mâts un seul verbe
Celui qui, noyer recherchera mes interrogations muettes.
C'est sur la dune que je finis mon voyage,
Mes teintes s'effacent pour me laisser le passage,
Je tends les mains vers l'impossible naufrage
Mon oeuvre est finie, elle crie à l'espoir !
lucye
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