
Langage des
mots
Elle possède tout son passé derrière elle,
Et le grand vide de son avenir n'existe pas
De la voir briller dans l'univers de sa lumière
Une brillante comète explose de joie
Elle est harmonie dans sa gloire discrète,
Ses sens s'abandonnent dans son espace
Sa vie est un spectacle vers ceux qui ne savent pas,
Son rapport au monde n'appartient qu'à elle
Elle rejoint sa propre essence vers ce qu'elle aime
Son langage affolant et sa vie de galère ne plaisent pas
Elle réinvente des verbes qui n'existent pas
Dans une relation presque amoureuse à son univers
Lucy

Le
Liban
Je pense à ces enfants
Comme des puissances colorées,
A la rose, au laurier.
Leurs montagnes sont l'ombre
D'un gouffre sans couleur
La terre étant froide,
La pierre des maisons blanches sans odeurs.
Et leurs coeurs éteints
Comme les murs leur vont bien.
Les fous n'ont pas de peine eux,
Car ils voient les jours crus
Au hasard des rues.
Mais les enfants qui errent
Attendent le rire des saisons.
Lucye

Une nuit à l'étrange rêve
Un soir où elle entend claquer le vent dans sa chambre,
Deux portes restent ouvertes pour obtenir un courant d'air
Et sur son visage passe le souffle tiède de cette nuit étrange,
Sans bouger de son lit, elle se sent flottée dans l'air, aérienne.
Elle voit une voiture à cheval, sans faire d'effort pour comprendre,
Elle crapahute de ce rêve et tricote ses mots pour les faire connaître
Des oiseaux l'attaquent, une main lui tire le Crane, elle est en souffrance,
La vanité de la nuit prend son temps pour l'emmener à tire-d'aile
Un étrange lieu où un python s'empare de ses mots sans condescendance,
Elle sent l'anéantissement qui dévaste ce qu'elle est
Elle voit un prince au buste de marbre dans l'ombre de son enfance
Un bien étrange pays où des formes apocalyptiques lui tombent sur la tête
Lucye

Le rêve est un monde virtuel, il crée des situations et des scénarios tout comme
devant notre écran.
Lucye

Fiction du
soir
Le ciel ! il est si haut ! je suis là près du bruit,
Cet avion violemment me bouscule dans l'atmosphère
L'ascension des nuages forme des météores de pluie,
En entité primitive, je dérive sur moi-même
Accroupie sur l'avion, en un réalisme naïf,
Je cherche les atomes, traquant les phénomènes
Je milite pour l'analyse de mes neurones en physique,
Multipliante mathématique en phénomène naturel
J'avoue ne pas comprendre l'énergie cinétique,
M'accrochant aux ailes de ce monstre tout en fer
Mes pensées sont des formes imaginaires bien construites,
Persistant à dire, que mon aventure est une hypothèse.
Lucye


La terre sans lune
C'est le silence qui la réveille, elle sent qu'il est là,
Elle tourne la tête comme un oiseau pris au piège
Un chuchotis de plumes la terrasse d'angoisse,
Elle pose une lampe à terre pour effacer les ténèbres
Hallucination grise d'un oiseau perché sur son bras,
Le long du mur se reflète la lueur de son rêve
Elle comprend qu'elle est en plein cauchemar,
Elle saute à terre, ouvrant sa lucarne pour voir le ciel
Elle attend une réponse derrière cette montagne-là- bas,
Elle contemple les bâtisses et les fait disparaître
Sa vie est creusée d'ornières, mais elle entend des pas,
Elle ne voit pas la lune, son âme cherche la lumière
A la rambarde de ses bateaux imaginaires, elle voit des frégates,
En scrutant l'horizon, elle distingue celui qui la guette
Son visage embrasé par les reflets de lune dégagés de nuage,
Lui fait entreprendre un voyage pour rejoindre celui qu'elle aime.
Lucye

L'amour de la Saint -Valentin
L'amour n'est pas une invention du poète,
Sur la route du matin, il guette
A travers le brouillard, il apparaît,
Comme un enfant de la nuit, il disparaît.
Deux regards se croisent, le garçon est muet,
Il emboîte le pas à une belle dans les ruelles
Leurs ombres se mélangent avec respect,
Ils se sentent amoureux sans se connaître.
Du rêve à la réalité, il n'y a pas de secret
Leurs doigts se joignent dans la lumière,
Aveuglés par une lueur venant du ciel
Ils sont choisis pour vivre ensemble un siècle.
Lucye

L'ombre des oubliés
Vivre à six dans vingt-six mètres carrés,
L'insalubrité avec des lits superposés
Pleurs du père dont la carte de séjour est rejetée,
Résidant depuis dix ans, il veut en parler.
La maman caissière depuis vingt ans,
Vit dans un taudis infesté d'insectes, avec ses enfants
Avoir une proposition des autorités, serait avenante,
Mais l'attente perdure d'une façon indécente.
Une petite fille de huit ans joue avec des allumettes,
Sûrement pour les faire exploser en étincelles
A l'école elle s'isole, les copines la rejettent,
Avec sa poupée, elles rêvent de ferme à paillette.
Lucye

Ma
peinture en construction...
Lucye

C'est quoi
cet insecte
Apparemment, elle vient de madagascar
Cette mouche est grossie douze fois,
Mais quand même c'est bizarre de la voir.
En balade, seulement en balade un soir de cafard,
Je longeais les pelouses et j'ai remarqué un sac
En plastique, comme un papier jaune tombé par hasard
Ma curiosité éveillée, je l'ai ramassé, il était sale,
Voir de quoi il s'agissait, n'était pas agréable
Seulement un gros insecte dessiné et grossit douze fois !
Je rentre chez moi, c'est comme cela ce soir,
Mon plastique dans ma poche, j'interroge mon moi
J'arrête mes virgules, je marche par hasard...
Lucye

Les pousses nuisibles
Dotée d'une féconde inspiration pour la vénération,
Ses sept étoiles la portent dans sa vie
La dégradation des moeurs la meurtrit,
Mais ses mots la projettent dans le monde de l'histoire.
Elle donne sa dîme, sa vie n'est pas un mensonge,
Elle aborde l'humanité comme une âme repentie
A sa mesure elle se sent infinie,
Retrouvant sa foi dans une victoire finale.
Elle pense et collabore à l'oeuvre de sa rédemption,
Elle se sent en mission en vertu rédemptrice,
Elle traverse le couloir obscur de sa vie,
Mais ses appels résonnent sur le gong de l'au-delà.
Son souffle est tristesse, sa grâce est une conviction,
Elle sème, étouffée dans l'espace de sa vie
En artisan de la paix, elle trie les pousses nuisibles,
Couronnée par l'amour, elle atteint sa victoire.
Lucye
Laideur mystique
Un chemin qui ne mène nulle part, une image importée par la sphère mystique des religieux, un passage dans les espaces lointains où Dieu ne venait pas, un témoignage
d'un être physique et éthéré qui a failli y rester, un endroit où les légions d'anges ne se posait pas, pour moi, à la base de ce grand roc de la connaissance humaine, il y a trois grandes
vérités, que j'aime regarder dans la Bible, elles sont largement référencées...
Lucye

Mon quartier de Rillieux la pape
Mon portable à la main, je ne regrette pas d'avoir fait une balade à la bibliothèque de mon quartier, mon petit appareil à la main, j'ai pris plein de photos,
mon bouygue est performant, je me suis assise un instant pour écouter ces artistes, ils jouent si bien ! j'ai travaillé en bibliothèque à la ville de Lyon, mais je n'ai jamais
rencontré cette ambiance, je ferme les yeux et je voyage dans ma méditation, ça, je sais le faire ! ma curiosité me pousse souvent vers la généalogie, je
voudrais faire un pèlerinage sur les lieux de vie de mes ancêtres et encore il faudrait les trouver ! Mais je me demande d'où je viens... je pense à Turner, mon
admiration pour lui est sans bornes, ce grand peintre et architecte, qui utilisait les couleurs chaudes de Goethe... ce n'est pas pour cela qu'il exprimait la gaieté, le
bonheur et la joie ! oh ! non ! vu la jeunesse et les antécédents qu'il a eus ! je vous cite la tristesse de Turner, à son époque, par ce poème que je suis en train de regarder.
J'éprouve une émotion sur son poème:
La nature trompeuse de l'espoir
L'Arche tenait bon sur l'Ararat; le soleil de retour exhalait les bulles
Humides de la terre, et émule de la lumière,
Réfléchissaient ses formes perdues, sous le masque prismatique
De messagères de l'espoir, éphémères comme ma mouche d'été
Qui prend son envol, voltige, déploie ses ailes et meurt.
Lucye

Tes merveilleuses montagnes
Tes belles
montagnes d'un rouge effleurées
Sur ma palette ce soir m'ont inspiré.
Où se trouvent donc les lys exaltés
Dans cet adonis d'un hiver éclairé.
Met ton âme sur mes couleurs enlacées
Et tu verras des matins radieux se lever,
Sentir les odeurs de ce lieu parfumé
Pour mieux cerné ton passé éclaté.
Un homme à droite se cache sous un rocher
Simplement pour te voler ta teinte préférée,
D'un rouge vermillon, ton doigt va l'effacer
Sa trace disparue, va le rechercher.
Lucye

Chasseur
d'image
Je fais le partage de cette photo sur un phénomène naturel de la nature !
Lucye
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