
L'ombre des oubliés
Vivre à six dans vingt-six mètres carrés,
L'insalubrité avec des lits superposés
Pleurs du père dont la carte de séjour est rejetée,
Résidant depuis dix ans, il veut en parler.
La maman caissière depuis vingt ans,
Vit dans un taudis infesté d'insectes, avec ses enfants
Avoir une proposition des autorités, serait avenante,
Mais l'attente perdure d'une façon indécente.
Une petite fille de huit ans joue avec des allumettes,
Sûrement pour les faire exploser en étincelles
A l'école elle s'isole, les copines la rejettent,
Avec sa poupée, elles rêvent de ferme à paillette.
Lucye

C'est quoi
cet insecte
Apparemment, elle vient de madagascar
Cette mouche est grossie douze fois,
Mais quand même c'est bizarre de la voir.
En balade, seulement en balade un soir de cafard,
Je longeais les pelouses et j'ai remarqué un sac
En plastique, comme un papier jaune tombé par hasard
Ma curiosité éveillée, je l'ai ramassé, il était sale,
Voir de quoi il s'agissait, n'était pas agréable
Seulement un gros insecte dessiné et grossit douze fois !
Je rentre chez moi, c'est comme cela ce soir,
Mon plastique dans ma poche, j'interroge mon moi
J'arrête mes virgules, je marche par hasard...
Lucye

Les pousses nuisibles
Dotée d'une féconde inspiration pour la vénération,
Ses sept étoiles la portent dans sa vie
La dégradation des moeurs la meurtrit,
Mais ses mots la projettent dans le monde de l'histoire.
Elle donne sa dîme, sa vie n'est pas un mensonge,
Elle aborde l'humanité comme une âme repentie
A sa mesure elle se sent infinie,
Retrouvant sa foi dans une victoire finale.
Elle pense et collabore à l'oeuvre de sa rédemption,
Elle se sent en mission en vertu rédemptrice,
Elle traverse le couloir obscur de sa vie,
Mais ses appels résonnent sur le gong de l'au-delà.
Son souffle est tristesse, sa grâce est une conviction,
Elle sème, étouffée dans l'espace de sa vie
En artisan de la paix, elle trie les pousses nuisibles,
Couronnée par l'amour, elle atteint sa victoire.
Lucye

Invitation au voyage
Un soir pour observer la planète sans y perdre la tête,
Si, si, j'y suis vraiment, crénom, puisque j'y vais.
D'un pas pressé, je traîne mes paquets à terre
Vite, mon avion est ombré de ma silhouette, c'est chouette.
J'ai changé ce soir, ha ! si on me percevait,
Je vais observer dans les nuages, certaines sciences naturelles
Je ne veux plus être tristounette, seulement naturelle,
Tant pis pour les commentaires, le PC aux oubliettes !
Mes contacts vont alerter la presse, ce n'est pas bête,
S'ils savaient mes projets, ma perte serait élémentaire.
Je déraille de mettre dans mes lignes mon vocabulaire,
J'ai envie de rire ce soir, car ces gens du Web, je les aime.
lucye
Ma
peinture, un voyage hors du temps
Le temps d'un souffle dans mon voyage,
Le temps de reconnaître ce lointain paysage,
Que je prenne dans le creux de mes bras
Où une larme se mêle aux vagues albâtres.
Mes doigts passent sur ma toile où tous s'arrêtent,
Les teintes crient à travers mon poème,
Je cherche en vain dans ces mâts un seul verbe
Celui qui, noyer recherchera mes interrogations muettes.
C'est sur la dune que je finis mon voyage,
Mes teintes s'effacent pour me laisser le passage,
Je tends les mains vers l'impossible naufrage
Mon oeuvre est finie, elle crie à l'espoir !
lucye

Pensée nostalgique
Emprisonnée dans un ego séparé, le visage penché
Elle se sent couper d'une réalitée démesurée.
Elle n'arrête pas de prier, s'élevant à la spiritualité
La main tendue vers ses volets fermés.
Elle pense à un peuple affamé et déraciné
Ses perceptions se transforment en idées.
Refusant ses sensations, arrêtant d'inspirer,
Elle pense qu'elle va gagner se laissant glisser.
En s'arrêtant de pleurer, elle ne peut oublier.
Plus forte dans ses résistances, elle veut le chercher
Dans ses mots ouverts ou fermés, l'amour va s'effacer.
Dans la profondeur de son destin, il est allé à sa destinée.
lucye

Inspiration du soir
Réveiller la nuit qui sommeille
Et courir avec l'espérance des cieux.
Se reconnaître en mutant terrestre,
Et fermer les yeux sur sa vie fastidieuse.
Se corrompre dans la valse de la vie
En acrobatie avec les anges des cieux.
Lire Agatha Christie en pensant que c'est un crime,
Et s'en défendre en priant les Dieux.
Ne pas fléchir sous la langue de la vipère
Et guetter l'amour, dangereux à mes yeux
Fredonner un air dans le soleil et y voir un feu.
Chanter une berceuse langoureuse, tristesse affreuse.
lucye
J'ai souvenance de ses désirs
La beauté de sa vie ne la dirige
nulle part
Déployant le charme dont elle s'est
entourée,
Son sourire enjôleur fait pétiller les
regards
Aujourd'hui pour elle c'est le jour pour rêver !
Donnant aux hommes le verbe
incarné
Elle affronte la vie jouant de son
charme,
Tournant sur elle-même, les mains
élevées
Ses écrits ne seront jamais tachés de larmes.
Oh ! Jeunesse, où es-tu caché
?
Elle doit la rechercher avec ses
armes,
Comment peut-elle
s'imaginer,
Les retourner contre elle, car elle se sauvegarde.
Au nom de l'amour, elle accorde sa
guitare,
Pour chanter en ce jour, sa joie d'être
aimé.
Elle n'a plus peur d'affronter son
regard.
Elle crie ses passions et se rebelle de l'aimer.
Sur les routes vides, elle s'en aie allée.
Elle fredonne, en puissance nostalgique
Un air de guitare si mal accordé.
Elle entend un orchestre symphonique,
Et le murmure, pour ses passions tourmentées.
lucye
Mes galères
Vers d'autres continents,
Là où mon âme s'abrite,
Je cerne l'espace
Donc, mon coeur est épris
Aveugle dans mes fouilles,
Similitudes humaines,
Vains combats,
Aux derniers versets.
De mes vérités
Je tends les bras, le corps renversé.
Peine vivante de mon amour,
Blessure grave et sans retour.
Sous ma tente de
détention
Ma tête est lourde, où est le front?
Mon regard fixé sur l'horizon,
Je rêve d'amour et de passion.
lucye

Oxygène
Le chant de la vie
Enveloppe les vallées éblouies.
Il marche sur les sentiers sinueux
Et respirent les senteurs
De ces horizons des Dieux.
Il est couvert de
rosée,
Et le vent
Caresse son front de baisers.
Rêveur, il effeuille ses souvenirs.
Il en sort une rose
D'une beauté unique.
Dans un sanglot chargé d'amour
Il est blessé...
Elle est partie sans retour.
Il pleure.
lucye
Ce que je pense, ce que je ressens
Mon visage se forme sur mon
écran
Et je reste
bouche bée devant ce géant,
Ne pas devenir un
produit informatique
Alors, autant prendre un petit carton gris.
Jeter mes textes comme des pots
puants
Alors qu'ils
sentent le jasmin et la rose des vents,
Mon âme se
confesse dans la douceur de ma vie
Et l'amour de mes passions s'accommode de
souvenirs;
Je tisse un ensemble de fantasmes
charmants,
Et créent
des silhouettes qui deviennent mes amants,
Comme
un ouragan, mes mots sont des souvenirs
Je leur crie d'arrêter de me torturer
l'esprit.
Je trouve pourtant notre échange
fascinant,
Ressentir
de la douleur dans mon cerveau en écrivant.
Dans la nuit de mes souvenirs,
Dont je me souviens en être sortie.
Je pense aux danses des planètes soufflées par les
vents,
Alors, sur un
pas de danse, je crée un danseur avenant.
Aux
rythmes de mes mouvements, je l'enlace tendrement.
Je pense que l'irréel est vraiment celui que j'attends.
Lucye
Il regarde ma peinture...
Il soutenait le temps de ses bras
Pierre le petit Galand
J'ai pensé à lui le réveillon du jour de l'an, nous le fêtions ensemble, c'était mon ami et la vie ne l'a pas épargné, le jour où je partirais de cette terre je le
rejoindrais... puisqu'il existe un paradis pour les artistes ! il peignait aussi, nous étions de la même trempe, nous connaissions la même galère ! sa poésie était différente de la
mienne, c'était un grand poète, lui était tourmenté ! et moi, pareille, révoltée, sentimentale et je croyais à l'amour éternelle ! désolée, ce soir c'est le
coup de blues je ferme mes volets et je suis triste, je pense à lui...
Solitude
La douceur du solitaire
Décline dans la chambre de pierre.
L'ombre de la mélancolie
Ploie sur ses sources
taries
L'orage tourne entre nuages et couleurs,
Il écoute les battements de son coeur...
Le bruit de ses veines, rejoint dans l'interdit
L'un de ses sommeils.
Le bruissement des oiseaux dans le temps...
Fasciné par de sombres rêves,
Il découvre la liberté
Au plus profond de lui-même.
lucye
J'ai écrit cela pour un ami qui est mort en 2007 et qui dans sa passion pour la poésie
et la peinture, était vraiment un martyre de la vie.
Un extrait d'une de ses poésies.
Coups de blues.
Et c'est ivre de roses, étoilé d'aubépines,
Rassasié d'orchidées, enfoui dans mes pensées
Que j'exalte le beau, comme un peintre blessé,
Essayant d'accrocher mon cœur à ces épines...
Feu de
coeur...
J'ai failli me brûler le coeur,
Lorsque, te serrant dans mes bras
J'ai ressenti cette chaleur
Qui bouillonnait au fond de toi.
En l'attisant de tendresse,
Nous enflammons notre passion;
Et, nous couvrant de caresses,
Il faut que nous la consumions.
Mais bien mieux qu'un feu de paille,
Laissons couver notre flamme,
Puisque ainsi, c'est sûr qu'elle aille
Nous réchauffer jusqu'à l'âme.
PIERRE LE PETIT GALAND.
L'amour d'ébène
Comparable à l'ébène, dans son écrin sauvage,
Elle s'élève en défiant la providence et
l'espoir.
Elle voit une lune magnifique et sans
voile,
Le mur de sa vie aux longues enfilades.
Elle s'écroule sur un chemin où s'empreint son visage,
Pour l'aimer davantage il lui faut son
regard,
Et dissoudre son image dans une vapeur de nuage,
Essayer de le retrouver, lui qui n'a pas
d'âge.
Elle le couvre de son ombre le cherchant sur ma page,
Lui envoie mon écrit dans un accès de désespoir,
le retrouver en ce jour qui n'aura plus de soir,
Joncher de verbes et de pages, leurs désirs dans ma
mémoire.
Transformer leur passion en une mort quelque part,
Partir sur un bateau ivre de leurs ébats
Ou le mât s'est fracassé dans une mer de
miroir.
Ils joindront les mains et
n'auront plus de soirs.
lucye

Son message
Seul, de loin en loin, son regard vagabonde,
Il observe les visages absents avec
indifférence
Alors, il recherche les langues mortes.
Sur le sable doré de lune, il médite sur l'amour.
Sa main veut saisir ses pensées qui deviennent pluriels
Il filtre le sable de son amertume entre ses doigts,
Un enfant le reconnut, une main tendue avec tendresse
L'enfant de nuit, celui de son enfance, il est tout près de lui-même.
Il fait la différence dans le silence, il écoute la puissance du verbe
Il voit la pierre du salut et loue la chanson de la nuit.
Alourdit par l'or de ses dénis, il détourne son regard
Il n'a pas donné à boire à l'étranger et l'homme est sacré...
Les souffrances et les larmes l'ont rendu transparents,
L'homme est souvent victime de l'homme par la parole
A chaque feuillet les astres lui suggère le verbe
Il aime mélanger ses écrits, car il y voit la critique.
Le pluriel lui convient, il a compris, la
confiance est partie.
De certains qui se disent ses amis, aujourd'hui il en sourit
Puisque qu'il ne voit plus rien ! faire la
différence, cela s'apprend
La faire dans le silence pour saisir la pierre du salut et de nouveau...
Saisir la main tendue.
lucye
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