La magie de l'esprit
Un bleuté dans les remous sur ces roches brunes et rousses,
Imaginaire distance derrière ces nuées des bleus en sous -couche
Menace d'un danger à la racine de ces roches secrètes sondées par le ciel,
Couleur vivante dans l'antre de cette mer mêlée à cette clarté d'ébène.
Pensive devant ce paysage, les yeux dilatés à vouloir percer son langage,
L'imaginer en toile lumineuse d'une sobre beauté dans tous ses éclats
Voir l'étendue de ce ciel illuminé par le soleil brillant dans le brouillard,
Me diriger vers ma toile dissimulée dans mon atelier pour la faire vivre ce soir
Une approche spirituelle de mes gestes sur ma toile obsolète,
En magie des couleurs, je la structure en toute délicatesse
Mes pinceaux reproduisent la magie des bleus et terre d'ombre enlacées,
Métaphore d'une mutation qui m'empêche de fuir ce soir mes tubes encrassés
Lucye
Tu es un imposteur
Tu as un cœur rigide et sans couleur, tu es l'ombre et sans peur,
Ta palette n'a pas d'odeur, fiche le camp tombeau vide de mes peurs !
Planté devant toi, j'éclate de rire devant ton masque rigide d'aluminium,
Tu es loin d'être le plus beau de tous les fils des nones sans honneurs
Je défie de transformer ton âme triste d'artiste idéaliste et t'emmener au summum,
Les grands hommes se cachent souvent dans des passions qui les déshonorent
Tu n'oses pas utiliser l'antidote du malheur, car la peur te rend philosophe,
Ne reste pas figé comme une sardine à l'huile sans ouvre boite pour ouvrir ton cœur
Je m'énerve, car tu es déroutant avec ta palette sans couleur ni odeur,
J'écrase de rage mon rouge et mon bleu sur tes gants de tueur sans couleur
De tes yeux mobiles se dégage une lueur de passion à faire peur,
Je m'avance vers toi pour t'enlacer dans ta vraie vie d'artiste et d'homme
Lucye
L'oiseau libérateur
En messager du bonheur l'oiseau me couvre de ses ailes,
Il est fantastique de voir sa beauté dans ce déploiement irréel
Sa queue blanche fait vibrer l'air de ses plumes altières,
Il semble peser étrangement sur cette terre qui n'est pas la sienne
Je le regarde émerveillée bercé par le bruissement de ses ailes,
Le ciel me semble sombre et cruel pour ce géant venu pour moi ce jour d'hiver
Son habit m'enchante et miroite dans la lumière de ce pale soleil,
Son habit de couleur ambre me redonne l'espoir de créer sur ma palette
En messager du bonheur l'oiseau me couvre de ses ailes,
L'hiver l'habille de teintes que je distingue dans la brume et les plaines
Je ne suis plus une ombre prisonnière, mais une âme de lumière,
Mon attrait pour la liberté me libère de mes chaînes que je casse avec haine
Lucye
Peinture poétique
Je te regarde dans mes rêves, m'assoupissant sous mes désirs.
Mon cerveau m'entraîne dans le jardin d'éden
Où j'enjambe la lumière pour te rejoindre dans nos rires,
Je ne veux plus semer dans mes plaies éphémères.
Mon cœur est à toi, je ferme le paragraphe de ma vie,
Je pense à tes doux mots dont mon cœur est fier
Même si j'imagine ne serait-ce qu'une nuit,
Que la passion nous détruise sur une mine d'arc-en-ciel.
Mon regard fixé sur tes yeux de rubis
Me transporte en errance dans une dune sèche,
J'arrache les racines d’un figuier enfoui
Pour soigner mon âme en lisant un verset.
Un gant de feu te couvre dans ma nuit, ·
Car je rêve de toi, mon amour est sincère,
J'irai bondissant par-dessus les collines
Le ventre doux de la lune m'emmenant vers la mer.
C'est un souvenir si lointain...
Lucye
Arrêt sur couleurs
Arrêt sur couleurs dont le noir contrôle mes minutes passées,
Interdits sur mon coeur dont les battements sont accélérés
Pupille dilatée par la vue de ces teintes honteusement ratées,
Immobilisme devant ce panneau embourbé dans mes pensées
Le temps présent n'est pas en dehors de moi-même,
Regarder les manants me projette hors de ma palette
Un carcan m'empêche de sentir le poids de gens obsolètes,
Chacun pense à soit dans cette vie de misère et de haine
Arrêt sur couleurs dont le noir contrôle mes minutes passées,
Qualité de teintes mise de côté pour un temps indéterminé
Crapaud et scorpion dans mes turpitudes de rêves délavés
Me lever dans l'arène et crié ma révolte de ne plus pouvoir créer
Lucye
Chuchotement dans les branches.
En solitaire peu m'importe ma balade dans ce lieu muet,
Je gratte la terre pour découvrir le mystère de là poussière
Je veux par des mots que mes sentiments s'entremêlent,
Tous mes ressentiments retomberont pêles-mêles dans la glaise
On emprisonne mon cœur dans un vase en étain,
Cette matière froide m'emporte vers mon destin
Une femme liée à ma vie qui me couvre de lin,
Tel un pantin dont la terre me couvrira de sable fin
Un homme est là, toujours présent dans mes rêves,
Mes poésies s'envolent vers lui en protection certaine
Malgré mes maladresses, je saisis ses pensées avec adresse,
Il apparaît dans mon sommeil, et brille plus que le soleil
Lucy
La magie de l'amour
Image hallucinante d'oiseaux divins dans le brouillard du matin,
Des vers sur l'amour et sur ces oiseaux lointains de demain
Un mystère noyé dans la brume bleuté s'approche de ma vue,
Je scrute tant leurs splendeurs que mes yeux rougis me brûlent
Comme un voile de lumière translucide projeté par le divin,
Je me sens flotté comme un hymne d'amour à mon destin
Je lève les mains vers eux et chante un refrain dans un murmure,
Pour leur rendre un hommage poétique en couleurs écru
Le souffle tiède la brume me porte vers mes amours de demain,
Comme un oiseau, je m'envole en clignant de l'œil à mes copains
Les voir sur une branche est un instant intense dont je m'avoue vaincue,
Par leurs beautés pures et solides de l'amour dans l'absolue
Lucye
Ma peinture parcourt le monde
Toi que j'ai tant aimé en interceptant ton regard sur l'horizon,
Je venais chaque jour te mettre sur ma palette à capter tes vallons
Je m'asseyais sur un tabouret pour surprendre tes teintes de fond,
En aimant le flottement de tes roches sous cette eau en toile de fond
Je ne veux pas faire de toi une poésie, qui m'apparaîtrait débile,
Car j'ai appris que tu avais été bradé dans un pays très loin des îles
Ce n'est pas ton pays d'origine et je fais grise mine, mais tu es parti,
Tu ne mérites pas d'être moralement détruite, t'inquiètes, j'arrive
Je n'arrive pas à t'écrire, car j'ai envie de détruire ce souvenir,
T'avoir vendu pour aider ma famille m’a surprise et rendu triste
Ton signe primordial est la vie, danse à chaque regard qui t'envie
J'écris ton destin, qui va se concrétiser bientôt, demain et à vie
Lucye
Le cri de la mansarde
Elle rentre fatiguée, un soir de solitude dans un environnement absurde,
Une envie de mourir et de pourrir comme ces insectes dans ce bois moisi
Une envie de méditer sur cette absurdité de vie régler sur un échiquier,
Une envie de vomir sur ses souvenirs dans ce grenier dégueulasse à crever
Elle touche délicatement ce meuble gras et poussiéreux qui vient de ses aïeux,
Elle efface ses empreintes de crainte que ses fantômes lui tranchent la main
Elle est lasse de lutter contre toutes ces ombres qui veulent sa peau
Elle crache ses ancêtres sur un sol délavé comme un chien maltraité
Son regard hurle qu'elle a mal à crever de vivre ici l'éternité d'un été,
Peu importe qu'il soit le premier, où le dernier, celui qu'elle a aimé
Qui voudrait de ses souffrances, elle ne veut rien garder de ses baisers,
Son plus grand désir est de rencontrer celui qui pansera son coeur pour l'éternité !
Lucye
Parole du sage
Marche sur les pas des semelles des passants,
Courbe l'échine pour les souder à tes pieds,
Et ta solitude sera celée.
Ne prend pas la parole du sage comme une école attardée
Regarde surtout où tu mets les pieds.
La lune se reflète sur ton visage émacié,
L'ombre chinoise des branchages
T'ombre d'une peur inavouée.
Parle d'amour, que tes mains modèlent la terre mouillée
Sculpte le cœur de la planète,
Et tous les continents se refermeront
Pour former une unité.
Les guerres et l'injustice hurleront d'avoir été mutilées.
Une simple poignée de terre pour tout changer,
Regard tourné vers le ciel,
Magie d'étoiles et de lumière.
Palpitation du cœur de la terre
Explosion d'amour d'un monde à l'envers.
Ignore le passé et va à la rencontre de la fraternité
Lucye
Des mots, rien que des mots
Avoir pensé tout faire et tout dire sur mes illusions,
En taguant mes désirs sur un mur de béton dans un grand rond
Je sais que rien n'est partagé par l'être aimé, rien d'échanger,
Alors, je couvre mes mots de peinture grise pour ne pas me courber
Mes projets s'envolent vers les sphères des poètes oubliés,
Là, ou personne ne brisera mon doux songe de rêve d'éternité
Ma destinée se couvre de poussière, en recherche d'inspiration,
Je veux caresser la vie à l'envers pour détruire un ego en perdition
Façonner le temps à l'argile et sculpter la pierre chargée d'émotion,
Recommencer une existence en rayant mes passions qui font intrusions
Reculer dans le temps pour rattraper une jeunesse abîmée,
Dire je t'aime à la vie en dévalant les escaliers, heureuse et libéré
Lucye
Ma photo, mes pensées
Mes mots comme un dard empoisonné pourraient me bouleverser,
Mais mon regard élève mon esprit dans ce ciel ombragé
La joie gagne mon âme sereine par ce poème éparpillé,
Mélanger mes mots est mon oxygène dans cette vie ombrée
Je cherche mes brouillons abandonnés au fil de mes années,
Je remercie mon ciel que la horde des souffrances se soient désintégrées
Des filaments de mots se déplacent en surface pour tout effacer,
Admirative, je sors mes griffes pour tout reconstituer sur mon papier
Je contrôle mes mois lunaires sur mon calendrier déjanté,
Les cycles de lunes sont plus faciles pour moi à observer
La nostalgie me prend dans son filet, je m'élève dans son ciel écrasé,
En fait, j'ai besoin de dire je t'aime à ceux qui m'ont abandonné
Lucye
Fiction: Ange ou démon ?
La fin du monde, la fin de mon monde dans une spirale immonde,
Où se trouve la différence pour une personne qui applique sa religion
Proche de mon univers, mes cauchemars sont en éveils à propos de cet être,
Pourquoi, cette femme dont j'ai donné une raison d'être, veut tout détruire
Une plainte sans cesse feinte, une méchanceté à peine déguisée, un passé lourd,
J'ose ce soir dénoncé une attitude de haine non feinte qui risque de me courber
Être délivré, et lutter pour une survie qui se rapproche dans une dimension,
J'écris ce soir, objectif final, sur mon cahier, oui, ce soir, j'ai mal à crever
Je ne sens plus ma respiration, mon cœur est fêlé, car il va éclater,
Je me sens créature des marais sur une île mystérieuse où je vais m'enfoncer
Ne pas s'inquiéter, aucun rapport avec mon histoire que j'ai envie de cracher,
Une fable, une simple histoire, un polar que j'ai voulu vous raconter
Lucye
Mon départ, mon envolé
Je cherche la clé du coffre de l'amour défendu dans mon départ annoncé,
Je défais la boucle où figure l'arbre de cette destinée que je veux agripper
Mon ascension à la divinité s'accomplira au sens figuré, et non dans les années,
Je ferme les zones interdites à des esprits curieux qui veulent m'apostropher
Je descends sur les sentiers de ma forêt bleue, sans rien révéler, précipité...
En fait, mon symbole est une entité, un culte que je vomis à la face de mon passé
Je descends lentement vers l'empire des anges sans jamais m'arrêter,
Mais des amitiés puissantes comprennent mes mots sans avoir à en juger
En fait, je viens de trouver la clef du coffre que je veux garder et camoufler,
La confiance n'est plus de rigueur dans mon appartement escamoté en atelier
Je vous quitte donc, dans quelque temps, je ne sais, mais vous, vous le saurez,
Il est grand temps pour moi de me révolter, et dire non, à un amour malmené.
Lucye
Cette lumière là-haut
Un chant monte en tonalité dans cette vallée, où les prés sont mouillés,
Mes yeux se posent sur les rochers où l'écoulement sent l'eau salé
Je m'allonge dans ces herbes folles et fermes les yeux sous les nuages,
Je redoute que le soleil ne se lève, la nuit tombe et couvre les astres d'étoiles.
J'entends la terre craquelée, son épiderme en croûte me fait frissonner,
Mon cœur brûle avec la planète, son sang est mon sang à n'en pas douter
J'aime affronter ma vie avec sérénité sous la poussière de mes bagages,
Le ciel s'obscurcit dans mes pensées par une nuit permanente et blafarde
Le pardon me fait reculer, ma seule lueur est une lave ensanglantée,
Alors, une lumière tout là-haut s'est avancée pour me consoler en ce soir d'été
Je m'alourdis de bonheur, et je détale vers les montagnes tout là-bas,
Je crie dans le silence de mes souvenirs, pour oublier un passé très las
Lucye
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