
Pensée nostalgique
Emprisonnée dans un ego séparé, le visage penché
Elle se sent couper d'une réalitée démesurée.
Elle n'arrête pas de prier, s'élevant à la spiritualité
La main tendue vers ses volets fermés.
Elle pense à un peuple affamé et déraciné
Ses perceptions se transforment en idées.
Refusant ses sensations, arrêtant d'inspirer,
Elle pense qu'elle va gagner se laissant glisser.
En s'arrêtant de pleurer, elle ne peut oublier.
Plus forte dans ses résistances, elle veut le chercher
Dans ses mots ouverts ou fermés, l'amour va s'effacer.
Dans la profondeur de son destin, il est allé à sa destiné.
lucye

Photo de Haïti, que je viens de recevoir par mail
lucye
Il est
vivant
Première photo de Haïti après le séisme, envoyer par un ami il se trouve à gauche en chemise noire, beaucoup d'autres vont suivre dans un album, certains de mes contacts les attendaient
!
lucye

Ma photo de Saint Jean
Je me trouve vers la maison des Avocats, j'aurais dû lever mon appareil un peu moins haut ! mais je vais y retourner, c'est sûr !
lucye

La lumière et l'obscurité
La lumière naît du plus profond de l'obscurité. L'ange noir lucifer la porte en lui, toute substance sombre renfermé en éclat de lumière. La première ombre, le soleil de Dante a un teint de nuit.
Dieu de lumière et idoles de boue. Beauté, oppression, idéal, suffocation. La boue est un état d'abjection et l'abjection de la boue la rendrait tabou, fatalement vile et sale. Mais est-ce
que les colériques de Dante, qui baignent dans celle du Styx n'y trouveraient pas la purification ? Et bien au-delà même du salut, elle est la matière de la création. La main de l'homme lui
donne vie et lui révèle sa lumière. Si le monde était clair, l'art ne serait pas. C'est dans la boue qu'il faut voir la lumière. Le monde de l'art n'est pas un long fleuve tranquille, je méprise
les pistonnés, celui qui rentre bien dans les Fracs et remplit de fric les poches des frocs des pistonnés. Mon seul regret est de ne pas sortir de ma modestie pour rétablir certaines
situations, j'ai le droit à l'expression dans mes passions.
lucye

Un arpent de ciel
Une photo que j'ai prise ce matin de mon balcon, je suis toujours en train de courir après les nuages, je pense à un arpent de ciel, que je préfère à un arpent de terre ! féconde mélancolie dans cette cité que j'aime, je vois comme des taches de léopard dans les nuages, en regardant bien, il y a plein de formes, peut-être celles
des personnes que j'ai aimées... j'apprivoise ma sensibilité dans la contemplation, le ciel, les immeubles, les façades, les tours, ne pèsent pas sur mes épaules, je célèbre
mon quartier par mes photos ! je n'ai pas de journée creuse et interminables, j'ai mes passions.
lucye
Inspiration du soir
Réveiller la nuit qui sommeil
Et courir avec l'espérance des cieux.
Se reconnaître en mutant terrestre,
Et fermer les yeux sur sa vie fastidieuse.
Se corrompre dans la valse de la vie
En acrobatie avec les anges des cieux.
Lire Agatha Christie en pensant que c'est un crime,
Et s'en défendre en priant les Dieux.
Ne pas fléchir sous la langue de la vipère
Et guetter l'amour, dangereux à mes yeux
Fredonner un air dans le soleil et y voir un feu.
Chanter une berceuse langoureuse, tristesse affreuse.
lucye

Ma photo,
le ciel de ma ville
Il me faut lever le visage pour y distinguer une étoile
Il est tard et quelque part, je vois son sourire.
Je recherche parmi cet espace un instant de vie
Un simple message, transformé en poésie.
Je capte son regard à la porte du tracé des nuages,
Ma cité ce soir, est noire, mais un feu de joie me remplit
Mon histoire est banale et parait triste dans l'avenir.
Au- delà des murs les ombres effacent les visages furtifs
Battue par le vent, je griffonne sur mon cahier jaunit
Je vois des teintes, terres et blanches de mon esprit
La rue est bordée de platanes nus, je les embellie dans mon livre.
Le plus beau, c'est le ciel de ma ville, l'étoile tout là haut qui brille.
lucye
Un passage
dans mon coeur
Quand un homme embrasse d'un regard son existence, il la voit dominée par quelques grands évènements, qui sont devenus son tourment, Je suis en train de faire cette expérience,
rien qu'un passage dans mon coeur.
La catastrophe
La gigantesque oppression en Haïti, de cette année
Prend dans son immense douleur, en ce jour de janvier
Les oripeaux d'une démocratie dépassée.
Dans ce pays d'iniquité, béant et sans fond...
Tout ce que ce pays a touché, les à tous coucher.
Depuis des décennies, la vie à piétinée sans remords ce peuple
Dont une partie de mon coeur est resté.
Pour une simple histoire d'amitié, une connaissance, une complicité
Elle vient de s'effacer, car tous s'est rayé sur la carte.
D'un continent où le paradis aurait pu s'installer
Un jour, le soleil levant leurs diras de se lever.
Debout maintenant, à l'est comme à l'ouest, il faut avancer
La nouvelle ère sera leurs marches, ne plus tituber devant leurs morts
Car Dieu contrôle toute la détresse d'un pays dans la poussière,
Ce peuple perd tous ses repères en appelant leurs enfants, leurs ancêtres,
Enfouit sous des gravas de pierres, ils hurlent leurs détresses.
Avec l'aide de l'armé, tous les morts seront enterrés
Ne plus craindre le talon de fer, d'une malédiction
Qui sera avec le mauvais esprit projeter dans les flammes de l'enfer,
Long sera leurs chemins, car chaque mort, qu'ils pleurent,
Enlève un grain d'espoir de leurs coeurs. pourquoi tant de malheur.
lucye







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