Le balancier du temps
S'échapper de ma route et courir en allant droit devant moi,
Arroser la terre de ma sueur qui s'enbourbe sous mes pas
M'alanguir dans une source pour rejoindre les cimes tout là-bas
Rendre ma vertu difficile à cerner, et faire un scoop place du théâtre,
Me cacher dans une forteresse pour chanter mes lendemains dans la joie
Et rouler mon visage dans la cendre pour respirer et rejeter le trépas
Voir le balancier de l'énorme horloge divine se pencher vers moi,
En bruit continu, lente et sûre, elle s'affole de mon angoisse
Encore une minute de ma vie qui s'envole à me déchirer l'âme
Lucy
C'est chelou et très étrange
Mon réveil est une note assourdissante d’évènements,
Prise dans un système où je m’en sors étonnamment
Ras-le-bol parfois que j’assume avec une grande patience,
Zonarde des étoiles, je me raille et speede en courant après le temps
Je me chambre ce matin, et je me heurte encore par un nouvel évènement,
Accueil de ma famille qui me bouleverse, car je bosse trop en ce moment
Finie solitude précieuse où je respirais mes volutes de fumée d’encens,
Ne plus me faire un sang d’encre pour ma fille que j'aime et défends
Je lâche l’affaire aujourd'hui, je m’offre un ras-le-bol chez un coiffeur absent,
J’entends souvent autour de moi un langage que je trouve indécent
Il m’a carotté un zedou de teuchi, l’bâtard ! C’est chelou et pas facile à entendre
J’aime ce qui sort de l’ordinaire, mais j’ai du mal à comprendre
Lucy
Boulevardière et nomade
Ses rideaux fermés, elle vacille contre ses armoiries d’un autre âge,
Une nuit blanche passée à écrire quelle crève sur cette terre
D’un geste violent, elle revient en début de ses phrases,
L’aile de son ange s’abat sur ce mot interdit pour son texte
Une odeur l’embaume d’un parfum d’automne filtré par ses vitrages,
Elle a l'air inquiète, car ses œuvres sont prêtes à voyager pour le succès
Sa vie passe avec l’espoir d’écraser ceux qui lui barrent le passage,
Elle veut prouver qu'elle a réussi à se faire connaître sur cette terre
Son zèle lui fait annuler son personnage écrit dans ses marges,
Elle veut couvrir de blanc les vétilles de ses vers qui veulent être son maître
Le temps qui jamais ne s’arrête déroule ses tâches sur les marches de son âme,
Ses nobles aspirations la conduisent dans une solitude de recherche
Elle est boulevardière, mais veut rester une nomade dans son âme,
Son chemin se parsème de fleurs, elle se baisse, car elle les aime
Elle appréhende les lendemains, curieuse de se sentir en joie,
Toutes ses ambitions sont portées vers l’amour sondé dans ses poèmes
Lucy
Fébrilité des sentiments
Elle rêve d'amour et attend la paix,
Sa journée est en mouvement lent
Son éternité lui révèle sa vie actuelle,
Et l'incite à se projeter toujours en avant
Elle est philosophe et sans commencement,
Son origine lui met le coeur en fête
Les minutes qui passent la mêlent aux éléments,
Se fondre au cosmos est son rêve sur cette terre
Sa sensibilité est une chaîne qu'elle défait,
Mais son esprit lui impose de garder ce carcan
Ses épaules se courbent sous les coups de l'adversaire,
Mais son amour pour elle la sauvera du néant.
Lucy
Destruction d'une oeuvre
Peinture
Disparue de ma vie, partie pour toujours dans mon esprit fou,
Je t'ai créée comme un rejeton, ce n'était pas l'amour fou
Un soir de détresse, dans mon atelier de Saint-Jean,
Je me souviens de cette époque, tu venais de naître à tes dépents
Je t'enjolivais de couleurs, dans une grande ambivalence,
Crisper sur mes tubes, je t'interdisais les fioritudes savantes
De tentatives en essais, tes teintes rougissaient d'amour,
Ma lassitude mêlait mes larmes amères à ta teinte de rouge
Tu émanais une lumière où mes bleus te ternissaient savamment,
Mon coeur ne battait que pour moi à l'époque de ta naissance
Tu agonisais, et mon visage roulait sur ma poitrine,
Avec l'espoir de te voir massacrer un jour
Incapable de te retrouver dans mes regrets,
je glisserai sur ma palette une lettre d'amour.
Lucy

Chantons l'automne!
Mes sentiers sont déserts et le bois est endormi,
Bientôt l'automne me narguera de ses couleurs
Et l'hiver allongera son cortège.
Ce matin, le soleil remplit le ciel bleu
L'été chante encore sa conquête, et l'écho de l'automne
Lui répond joyeux. Je me lève pour les acclamer sous les cieux,
Les enfants pour eux quitteront la demeure pour l'école ;
Je regarde mes fleurs qui sont le sourire
Elles peuvent seules lires le message dans mon cœur,
Je garde en moi leurs valeurs; C'est l'enchantement d'un instant
Les jours sont tissés de blondes lumières, ainsi que de fleurs dernières,
Je vous offre un tableau que j'accrocherais très haut dans votre cœur bien au chaud
Lucy
Les oiseaux de l'amour
Image hallucinante de colombes divine dans le brouillard du matin,
Des vers sur l'amour et sur ces oiseaux lointains de demain
Un mystère noyé dans la brume bleutée s'approche de ma vue,
Je scrute tant leurs splendeurs que mes yeux rougis me brûlent
Comme un voile de lumière translucide projeté par le divin,
Je me sens flotter comme un hymne d'amour à mon destin
Je lève les mains vers elles et chante un verset dans un murmure,
Pour leur rendre un hommage poétique en couleurs écrues
Le souffle tiède de la brume me porte vers mes amours de demain,
Comme une mouette, je m'envole en clignant de l'oeil à mes copains
Les voir sur une nuée est un instant intense dont je m'avoue vaincue,
Par leurs beautés pures et solides de l'amour dans l'absolu
Lucy
L'inspiratrice de ma poésie
Fracas de ses écrits
Elle mesure la pesanteur de ses bras
Ciblant le ciel en chantant des alléluia,
Existant par elle-même, au-delà de son éternité
Elle se dit que son nom lui donnera la liberté
Le ciel gronde, la pluie se transforme en glace,
Sa longue marche est infinie, indéterminable
Elle se sent créatrice, et voit le jour éclater par mégarde,
Elle s'imagine voleuse de la brise et des campagnes
Se voir fée des eaux dans ses messes répétées,
Elle ne peut plus croire aux paroles de ceux qu'elle a aimés
Ses écrits s'activent dans un fracas épouvantable,
Le crayon dérape sur une ligne au silence inespéré
Là où tant de douleurs ont entaché sa sensibilité
Elle connaît la fin de son histoire déjantée,
Voir ses rêves erronés, suivre la trace de sa fatalité,
A la fin d'une vie dans la brume de ses pensées.
J'aime mon voyage, elle se le répétera
Dans l'océan de sa solitude
Lucy
Amour d'éternité
Je suis la pluie dans tes cheveux,
Je suis le vent pour les sécher
Je suis la mémoire de tes yeux,
Je suis le rire et toi l'arbre enchanté
Je tire les branches d'un arbre creux,
Pour te séduire, douceur d'aimer
Je te regarde comme une aveugle,
Ma plume se brise sur mon passé
La mouette danse dans le bleu des cieux,
Je pense au silence de nos plaisirs espérés
Dans nos têtes ingénues, un scalpel insidieux,
Brise nos vies d'une union déchirée
Dans le firmament, j'ai fait le rêve
De laisser mes lettres d'amour dans un fossé
La lumière du destin brisa ce voeu,
Tu m'as quittée, car ton âme s'est envolée
Lucy
Mon quatrain en littérature contemporaine
Dédier à certains poètes férus de sonnets, quatrains, et tercets
Je te regarde dans mes rêves
Je te regarde dans mes rêves, m'assoupissant sous tes désirs
Mon cerveau m'entraîne dans le jardin d'éden
Où j'enjambe la lumière pour te rejoindre dans nos rires,
Je ne veux plus semer dans mes plaies éphémères
Mon sang de poète est à toi, je ferme le paragraphe de ma vie
Je pense à tes doux mots dont mon coeur est fier,
Même si j'imagine ne serait-ce qu'une nuit
Que la passion nous détruise sur une mine d'arc-en-ciel
Mon regard fixé sur tes yeux de rubis
Me transporte en errance sur une dune sèche,
J'arrache les racines d'un figuier enfoui
Pour soigner mon âme en lisant un verset
Un gant de feu te couvre dans ma nuit,
Car je rêve de toi, mon amour est sincère,
J'irai bondissant par-dessus les collines
Le ventre doux de la lune m'emmenant vers la mer
Lucy
Les mots chevillés par le temps
Tu es l'écriture silencieuse chevillée par le temps,
Une lumière éclatante et heureuse
Où chaque mot parle de ton existence,
Malgré les saisons malheureuses où le vent est absent
Tu fractionnes ma vie qui élève tous mes voeux,
Changeant de syllabe, en un enchantement
Plombant mes yeux, je médite sur mes feuilles,
Tu façonnes ma vie par tes mouvements incessants
Comblant le vide de mes lettres malheureuses
Elles danseront en rimes et iront de l'avant,
L'étoffe de mes rêves comblera vos yeux,
Vous serez séduit par excellence
Je couvrirai de noir mes passages malheureux,
Où mon art est chevillé par le temps
Mes créations s'élèveront aux sons des Dieux,
Leurs berceaux seront sauvés au gré du temps
Lucy
L'amour des poètes
L'amour n'est pas une invention du poète,
Sur la route du matin, il guette
A travers le brouillard, il apparaît,
Comme un enfant de la nuit, il disparaît
Deus regards se croisent, le garçon est muet,
Il m'emboîte le pas dans la sombre ruelle
Nos ombres se mélangent avec respect,
Nous nous sentons amoureux sans nous connaître
Du rêve à la réalité, il n'y a pas de secret
Nos doigts s'entremêlent dans la lumière,
Aveuglés par une lueur venant du ciel
Nous avons choisi de vivre ensemble un siècle
Lucy
C'est moi...
Mes photos du cinq septembre
Toujours dans la courge, pourtant ce n’est pas sa fête, mais ça ne va pas tarder…
En fait, quelqu’un peu me dire comment faire pour ouvrir une photo ? Merci.
Lucy
Ma sœur devant la fameuse courge
Elle a fini en gratin la pauvre, pas ma sœur bien sûr, mais la courge !
Lucy
Derniers Commentaires