Ce que je pense, ce que je ressens
Mon visage se forme sur mon
écran
Et je reste
bouche bée devant ce géant,
Ne pas devenir un
produit informatique
Alors, autant prendre un petit carton gris.
Jeter mes textes comme des pots
puants
Alors qu'ils
sentent le jasmin et la rose des vents,
Mon âme se
confesse dans la douceur de ma vie
Et l'amour de mes passions s'accommode de
souvenirs;
Je tisse un ensemble de fantasmes
charmants,
Et créent
des silhouettes qui deviennent mes amants,
Comme
un ouragan, mes mots sont des souvenirs
Je leur crie d'arrêter de me torturer
l'esprit.
Je trouve pourtant notre échange
fascinant,
Ressentir
de la douleur dans mon cerveau en écrivant.
Dans la nuit de mes souvenirs,
Dont je me souviens en être sortie.
Je pense aux danses des planètes soufflées par les
vents,
Alors, sur un
pas de danse, je crée un danseur avenant.
Aux
rythmes de mes mouvements, je l'enlace tendrement.
Je pense que l'irréel est vraiment celui que j'attends.
Lucye
Il regarde ma peinture...
Il soutenait le temps de ses bras
Pierre le petit Galand
J'ai pensé à lui le réveillon du jour de l'an, nous le fêtions ensemble, c'était mon ami et la vie ne l'a pas épargné, le jour où je partirais de cette terre je le
rejoindrais... puisqu'il existe un paradis pour les artistes ! il peignait aussi, nous étions de la même trempe, nous connaissions la même galère ! sa poésie était différente de la
mienne, c'était un grand poète, lui était tourmenté ! et moi, pareille, révoltée, sentimentale et je croyais à l'amour éternelle ! désolée, ce soir c'est le
coup de blues je ferme mes volets et je suis triste, je pense à lui...
Solitude
La douceur du solitaire
Décline dans la chambre de pierre.
L'ombre de la mélancolie
Ploie sur ses sources
taries
L'orage tourne entre nuages et couleurs,
Il écoute les battements de son coeur...
Le bruit de ses veines, rejoint dans l'interdit
L'un de ses sommeils.
Le bruissement des oiseaux dans le temps...
Fasciné par de sombres rêves,
Il découvre la liberté
Au plus profond de lui-même.
lucye
J'ai écrit cela pour un ami qui est mort en 2007 et qui dans sa passion pour la poésie
et la peinture, était vraiment un martyre de la vie.
Un extrait d'une de ses poésies.
Coups de blues.
Et c'est ivre de roses, étoilé d'aubépines,
Rassasié d'orchidées, enfoui dans mes pensées
Que j'exalte le beau, comme un peintre blessé,
Essayant d'accrocher mon cœur à ces épines...
Feu de
coeur...
J'ai failli me brûler le coeur,
Lorsque, te serrant dans mes bras
J'ai ressenti cette chaleur
Qui bouillonnait au fond de toi.
En l'attisant de tendresse,
Nous enflammons notre passion;
Et, nous couvrant de caresses,
Il faut que nous la consumions.
Mais bien mieux qu'un feu de paille,
Laissons couver notre flamme,
Puisque ainsi, c'est sûr qu'elle aille
Nous réchauffer jusqu'à l'âme.
PIERRE LE PETIT GALAND.
L'amour d'ébène
Comparable à l'ébène, dans son écrin sauvage,
Elle s'élève en défiant la providence et
l'espoir.
Elle voit une lune magnifique et sans
voile,
Le mur de sa vie aux longues enfilades.
Elle s'écroule sur un chemin où s'empreint son visage,
Pour l'aimer davantage il lui faut son
regard,
Et dissoudre son image dans une vapeur de nuage,
Essayer de le retrouver, lui qui n'a pas
d'âge.
Elle le couvre de son ombre le cherchant sur ma page,
Lui envoie mon écrit dans un accès de désespoir,
le retrouver en ce jour qui n'aura plus de soir,
Joncher de verbes et de pages, leurs désirs dans ma
mémoire.
Transformer leur passion en une mort quelque part,
Partir sur un bateau ivre de leurs ébats
Ou le mât s'est fracassé dans une mer de
miroir.
Ils joindront les mains et
n'auront plus de soirs.
lucye

Son message
Seul, de loin en loin, son regard vagabonde,
Il observe les visages absents avec
indifférence
Alors, il recherche les langues mortes.
Sur le sable doré de lune, il médite sur l'amour.
Sa main veut saisir ses pensées qui deviennent pluriels
Il filtre le sable de son amertume entre ses doigts,
Un enfant le reconnut, une main tendue avec tendresse
L'enfant de nuit, celui de son enfance, il est tout près de lui-même.
Il fait la différence dans le silence, il écoute la puissance du verbe
Il voit la pierre du salut et loue la chanson de la nuit.
Alourdit par l'or de ses dénis, il détourne son regard
Il n'a pas donné à boire à l'étranger et l'homme est sacré...
Les souffrances et les larmes l'ont rendu transparents,
L'homme est souvent victime de l'homme par la parole
A chaque feuillet les astres lui suggère le verbe
Il aime mélanger ses écrits, car il y voit la critique.
Le pluriel lui convient, il a compris, la
confiance est partie.
De certains qui se disent ses amis, aujourd'hui il en sourit
Puisque qu'il ne voit plus rien ! faire la
différence, cela s'apprend
La faire dans le silence pour saisir la pierre du salut et de nouveau...
Saisir la main tendue.
lucye
|
|

L'esprit de l'homme, ou l'esprit du loup
Dans ce champ de labour où l'hiver est tabou
Des gémissements humains sortent de la gueule du loup.
Allongé au sol, son esprit l'emmène hors du temps
Ses rêves de souffrances sont dissous par les anges.
Une femme traque le loup en criant des chants
Il gît sur le sol baignant dans son sang.
Qui est ce loup aux yeux des humains qui s'en foutent?
En ce jour de Noël, regardons la misère en nous.
Dans ce champ au soleil endormi se trouve ma poésie
Cachée dans les herbes, elle dénonce le tragique.
Le loup ne se réveillera plus, il est perdu,
Mais les hommes festoieront jusqu'à la pleine lune.
Le loup, l'homme seul, les gens de la rue, les gamins peu vêtus
Sont ignorés par des chariots d'aliments de gens vétustes
En ce mois d'hiver où les gens seuls se terrent
Les champs sont déserts aux bruits des hirondelles.
lucye
Poésie d'amour
Aux âpres saisons des amours perdus,
Je le vois, plus loin, attendre ma venue.
Il est pour moi, un mirage coutumier,
Une force, une angoisse, une aventure égarée.
Je passe ma vie à rêver...
Douce illusion de l'amour
Triste illusion d'un jour...
Mes pensées sont la dérive de ma vie,
Les hautes terres de mes pensées,
Transporte mon âme vers des espaces embaumés.
Sans rêves, que seraient les nuits,
Il adviendrait quoi de la vie?
Aimer, ce n'est qu'un mot,
Qui cause énormément de maux !
Douce illusion d'un jour,
Lumière sonnant à ma nuit,
Espoir de son retour
lucye

Douce illusion d'un jour
Un poème qui se fait chant
Peinture et musique en même temps.
Une guitare accordée comme une âme envolée
T'offre en ce jour, ce cadeau d'amitié.
Cette musique s'imprégnait dans le temps
Pour te faire rêver un instant,
Ma peinture est quelquefois sans pitié
C'est comme une immense marée
Des sentiments inexpliqués, des teintes effacées
Comme des notes désaccordées, que je vais harmoniser.
J'aime cette randonnée embaumée
Où mon pinceau efface la trace des années.
lucye
Les hautes tours du silence
Elle entend le doux passage du souffle de son cœur
Et écoute passer sa douce parodie,
Elle sent le poids de son rythme dans une symphonie
Et retient des pensées cimentés à ses peurs.
Elle danse coude à coude avec l’espoir d’un bonheur
Les hautes tours du silence sont sournoises à ses rires,
Elle appelle la beauté, frissonnant à la mort
Et saisie un éclair qui l’éclaire dans sa nuit.
Elle s’élance dans la vie surpassant ses forces
Pour atteindre le printemps recouvert de sa vie,
Recevoir son poème comme un croissant d’or
Projeté sur une rive où vont fuir ses épîtres.
Elle entend le doux passage du souffle de son cœur
Car elle veut rattraper le printemps de sa vie,
Ressusciter son poème du royaume des morts
Seulement pour prouver à ses pairs qu’elle existe.
lucye

Son regard se perd pour lui
Je ne sais pas pourquoi son regard se perd
Peut-être est-ce mieux ainsi...
Elle ressent la détresse dans son amour,
Dont elle a géré la durée en ce jour.
En fonction de leurs âges
La noblesse est leurs partages,
Ils aimeraient unir leurs vies
Avec ambitions et délices
Amour, amitiés, rien n'a changé
Cela a toujours existé.
Véritable passion au-delà des années
Exclure la sexualité, mais rejeté sur mon papier.
Se tenir la main sans trébucher
Ne serait-ce que l'effleurement d'un baiser
Qui les lient dans l'immortalité.
lucye
Si elle
devait partir et rire
Elle danse sur une étincelle de musique
Et voit son reflet dans un miroir,
Elle se déchire et sur son rite
Masque son corps au feutre noir.
Philosophe et artiste
Elle entrouvre la porte du miroir,
Comme le vin mélancolique
Elle se projette dans la tornade.
Elle est partie et sans retour
Se préparant pour un voyage,
Sans souci et pouvoir dire un jour
Je suis moi, rayant son âge
Blues mélancolique...histoire d'un d'amour
Elle n'aura plus besoin de besace
Si elle devait partir ce jour,
Elle aura trouvé l'espace en moi.
lucye
La
méchanceté
Il pense en puisant dans la roche vivante
Et danse sur son coeur à l'état sauvage,
Scène macabre d'un triste personnage
Un sarment l'entourant, l'étreignant davantage.
Poussant avec violence
Des fleurs maculées,
Où il pétrit ses rêves
Par une vie effrénée.
Telle une rose de cuir
Ses yeux se durcissent,
Hurlant des paroles
Et cherchant son langage.
Ses mots le poignardent
Sur des feuillets sans âges.
Encerclé d'un emblème, usé par le temps
Il chute dans une fosse, sans cesse en avant.
Abandonné au sel et espèces puantes
Dernier mot de terreur
D'un orgueil avilit de violence.
Il est mort par incidence.
lucye
Derniers Commentaires