Amour d'éternité
Je suis la pluie dans tes cheveux,
Je suis le vent pour les sécher
Je suis la mémoire de tes yeux,
Je suis le rire et toi l'arbre enchanté
Je tire les branches d'un arbre creux,
Pour te séduire, douceur d'aimer
Je te regarde comme une aveugle,
Ma plume se brise sur mon passé
La mouette danse dans le bleu des cieux,
Je pense au silence de nos plaisirs espérés
Dans nos têtes ingénues, un scalpel insidieux,
Brise nos vies d'une union déchirée
Dans le firmament, j'ai fait le rêve
De laisser mes lettres d'amour dans un fossé
La lumière du destin brisa ce voeu,
Tu m'as quittée, car ton âme s'est envolée
Lucy
Mon quatrain en littérature contemporaine
Dédier à certains poètes férus de sonnets, quatrains, et tercets
Je te regarde dans mes rêves
Je te regarde dans mes rêves, m'assoupissant sous tes désirs
Mon cerveau m'entraîne dans le jardin d'éden
Où j'enjambe la lumière pour te rejoindre dans nos rires,
Je ne veux plus semer dans mes plaies éphémères
Mon sang de poète est à toi, je ferme le paragraphe de ma vie
Je pense à tes doux mots dont mon coeur est fier,
Même si j'imagine ne serait-ce qu'une nuit
Que la passion nous détruise sur une mine d'arc-en-ciel
Mon regard fixé sur tes yeux de rubis
Me transporte en errance sur une dune sèche,
J'arrache les racines d'un figuier enfoui
Pour soigner mon âme en lisant un verset
Un gant de feu te couvre dans ma nuit,
Car je rêve de toi, mon amour est sincère,
J'irai bondissant par-dessus les collines
Le ventre doux de la lune m'emmenant vers la mer
Lucy
Les mots chevillés par le temps
Tu es l'écriture silencieuse chevillée par le temps,
Une lumière éclatante et heureuse
Où chaque mot parle de ton existence,
Malgré les saisons malheureuses où le vent est absent
Tu fractionnes ma vie qui élève tous mes voeux,
Changeant de syllabe, en un enchantement
Plombant mes yeux, je médite sur mes feuilles,
Tu façonnes ma vie par tes mouvements incessants
Comblant le vide de mes lettres malheureuses
Elles danseront en rimes et iront de l'avant,
L'étoffe de mes rêves comblera vos yeux,
Vous serez séduit par excellence
Je couvrirai de noir mes passages malheureux,
Où mon art est chevillé par le temps
Mes créations s'élèveront aux sons des Dieux,
Leurs berceaux seront sauvés au gré du temps
Lucy
L'amour des poètes
L'amour n'est pas une invention du poète,
Sur la route du matin, il guette
A travers le brouillard, il apparaît,
Comme un enfant de la nuit, il disparaît
Deus regards se croisent, le garçon est muet,
Il m'emboîte le pas dans la sombre ruelle
Nos ombres se mélangent avec respect,
Nous nous sentons amoureux sans nous connaître
Du rêve à la réalité, il n'y a pas de secret
Nos doigts s'entremêlent dans la lumière,
Aveuglés par une lueur venant du ciel
Nous avons choisi de vivre ensemble un siècle
Lucy
C'est moi...
Mes photos du cinq septembre
Toujours dans la courge, pourtant ce n’est pas sa fête, mais ça ne va pas tarder…
En fait, quelqu’un peu me dire comment faire pour ouvrir une photo ? Merci.
Lucy
Ma sœur devant la fameuse courge
Elle a fini en gratin la pauvre, pas ma sœur bien sûr, mais la courge !
Lucy
Lucy en photo le 5 septembre 2011 insolite
Une journée inoubliable chez mes sœurs, des retrouvailles qui changent ma vie
Le bonheur.
Lucy
Légende du vent
Tu es qui toi le vent qui souffle sur mes secrets ?
L'élément de l'univers qui fait tourner la planète à l'envers
Ou l'espion pour voler mes rêves et me remettre dans mes baskets ?
Quand je me balade pour retrouver l'homme de mes rêves
Je te résiste, car tu me fais planer sans trêve, tu exagères !
Arrête de souffler violemment sur mon texte, je te trouve sans sagesse !
Tu es mon maestro et la nature aussi s'élève à ton appel,
Alizé de mon coeur, tu es mon inspiration quand je suis dans l'arène.
Ton souffle me propulse, m'alanguissant dans mon île secrète
Lucy
Mon esprit vogue sur les eaux
J'embrase mon passé, et je le transcende
Respirant le parfum du sel de la mer
Je souffle sur un mot qui peut déranger
Protégeant mon idée des colères du vent
Je regarde la berge où je vois défiler mon silence
Respirant l'odeur de la terre, et sentant l'ardeur du soleil
Plongeant dans la rivière, au caprice de l'air
Je discerne un mur d'eau, mon corps dérivant dans les sphères
Les paupières alourdies aux vapeurs de la marée dansante,
J'écoute la légende des fonds marin dans ses ronronnements,
Aux bruits sourds de ses incessants refrains
La mer de soleil ménage sa félicité de reine, sans s'éteindre
J'enfreins la prudence, et coule dans le fonds marin,
Je vois la dérive de ma terre, dans cette chute sans fin
La pénombre tombe, mélangeant les parfums,
Mesurant le temps, je ne pense plus à demain
Lucy
Jeux innocents
Je te regarde et vois mon image.
Lourde comme une enfant,
Je vois des soleils et des nuits
Je te regarde, et découvre ton âme,
Parce que simplement me murmure la vie
Mes mains se posent sur ton visage,
Et l'ombre dessine une multitude de personnages
Mes rêves les dissimulent, car ils sont à ma taille,
Ma foi en toi me grandit
Merveilleuse et sereine, par le passé et l'effroi
Choyée et sans peine, connais-tu mon émoi?
L'outrage j'ai connu, les souffrances, les ravages
Par des gens méconnus et sans âge
Lançer mon message, au gré de quelques vents,
Mes oeuvres te le diront, elles voient l'horizon
Sans partage elles subissent les outrages
L'avenir leur donnera raison.
Jeux d'amour et de nuages
Ombres chinoises
Je pense
Lucy
La fin d'un méchant
Il pense en puisant dans la roche vivante
Et danse sur son coeur à l'état sauvage,
Scène macabre d'un triste personnage;
Un sarment l'entourant, l'étreignant davantage
Poussant avec violence des fleurs maculées,
Dont il pétrit ses rêves par une vie effrénée
Telle une rose de cuir ses yeux se durcissent,
Hurlant des paroles et cherchant son langage
Ses mots le poignardent sur des feullets sans âge.
Encerclé d'un emblème, usé par le temps
Il chute dans une fosse, sans cesse en avant,
Abandonné au sel et espèces puantes
Dernier mot de terreur
D'un orgueil avili de violence.
Il est mort par incidence
Lucy
Un soir sans miracle
C'est un soir comme ça, sans abois, sans miracle,
Cherchant mes forces et mes moyens
Au hasard de la rue, au hasard des chemins.
J'écoute ma foi, j'entends des voix, je crois en toi
Je te côtoie et ne remarque pas ton sourire narquois
Tu te ceignis de ma vie en cabrant les reins,
Je cligne des yeux devant le réverbère éteint
Et je cherche l'endroit pour crier mon désarroi.
Et c'est toi, ce n'est pas moi sans toi, c'est comme ça,
Une prison douce pour te remettre sur le chemin.
Tu te nourrissais dans ma cage, je l'ai refermé en vain
Tu n'as pas d'amour, tu tiens le mât uniquement pour toi
C'est un soir comme ça, sans abri sans miracle,
Je glisse vers toi sur un fil pour te porter un coeur de lin
Matière pure, dont tu vas te servir pour nettoyer ton visage fin.
C'est fini, tu disparais dans mes souvenirs, je pleure sans toi.
Lucy
Frans Hals
Les régents de l'Hospice des vieillards
Musée de Haarlem
Parmi les Régents, ce personnage à la figure d'ivrogne bonasse. Était-il favorable ou non au peintre en tutelle? Au moins celui-ci a-t-il une lourdeur humaine et un peu vulgaire, que l'artiste peint avec humour. Il aimait utiliser qu'une seule couleur forte, un rouge chaleureux se détachant sur des ocres et des bruns. La sobriété de la palette rehausse le goût de l'emphase qui se manifeste par le choix des gestes et des formes. Le peintre qui dérange les habitudes de la représentation traditionnelle, cherche à nous mettre dans la gêne, nul doute qu'il soit attiré par ce qui est morbide, par la peine et la mort, mais son art était sincère et fort, et d'une étonnante générosité humaine. Il avait le goût du clair-obscur, et une spiritualité tourmentée. Hals peut aller beaucoup plus loin que la familiarité ou la satire. Mais non jusqu'à la caricature.. Ils sont trop réels, ces visages sans grâce; ces silhouettes rigides font partie du monde où se débat Hals, plus durement que parmi ses compagnons de débauche. Lepeintre refuse la laideur et l'autorité de cet impitoyable tribunal des indigents. Figées dans une sorte d'éternité, les figures des régentes ont en définitive moins d'humanité profonde que d’autres peintres maudits.
La poissarde de Haarlem
La poissarde de Haarlem n'est pas seulement une sorcière grimaçante, ni un simple personnage que Hals rencontre dans les milieux qu'il fréquente. Elle est comme l'image de la vie du peintre, elle a le masque brutal et le rire grinçant de la vie, telle que la voit l'artiste.
Lucy. Hum, c'est pas moi !
Mystère de la réincarnation
De lui à elle, une rencontre en chassé-croisé sur un parchemin déchiré,
Peu importe de décrypter le mystère de cet écrit d'une époque révolue
Ils se voient, indécis et persuadés de se reconnaître d'un passé éloigné,
Un sourire, une incertitude les réunissent dans un flou imprévu
Elle lui dit ne pas pouvoir éviter leurs destinées programmées,
Il est abasourdi de la reconnaître dans cette vie, où l'éternité l'a déplacée à sa vue
Il se détourne confus et observe les étoiles pour éviter l'ambiguïté;
C'est bien la créature qui bouleverse ses songes dans un brouillard diffus
L'immensité les entoure et embrume leurs pensées qu'ils veulent préserver;
Leurs silhouettes se juxtaposent dans l'éther invisible où ils ne se quittent plus
Une rencontre mystérieuse propulsée par une hiérarchie sacrée;
Coïncidence devineresse d'un retour de frontière où ils ne se quitteront plus
Lucy
L'oiseau du grand vide
C'est dans le silence qu'elle s'éveille, elle sent qu'il est là,
Elle tourne la tête comme un oiseau pris au piège
Un chuchotis de plumes la terrasse d'angoisse,
Elle pose sa lampe à terre pour effacer les ténèbres
Hallucination grise d'un oiseau suspendu à son bras,
Le long du mur se reflète la lueur de ses rêves de chimères
Elle comprend qu'elle est en pleine recherche de son moi
Un saut à terre la mène vers sa lucarne pour percevoir le ciel
L'attirance du tout est noyée dans le vide de son regard,
Les comètes lui apparaissent dans une queue de poussière
Sa vie est creusée d'ornières, mais elle discerne sa voie,
Elle ne voit pas la lune, mais son âme cherche la lumière
Ses amis papillonnent dans ses rêves et la perçoivent du haut d'un mat
Elle va se débattre sur un dur chemin qui forme un cratère
Mais la force divine la traîne sur la montagne du Bouddha
Elle virevolte dans son rêve pour s'assoir et écrire son poème
Lucy
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