Les hautes tours du silence
Elle entend le doux passage du souffle de son cœur
Et écoute passer sa douce parodie,
Elle sent le poids de son rythme dans une symphonie
Et retient des pensées cimentés à ses peurs.
Elle danse coude à coude avec l’espoir d’un bonheur
Les hautes tours du silence sont sournoises à ses rires,
Elle appelle la beauté, frissonnant à la mort
Et saisie un éclair qui l’éclaire dans sa nuit.
Elle s’élance dans la vie surpassant ses forces
Pour atteindre le printemps recouvert de sa vie,
Recevoir son poème comme un croissant d’or
Projeté sur une rive où vont fuir ses épîtres.
Elle entend le doux passage du souffle de son cœur
Car elle veut rattraper le printemps de sa vie,
Ressusciter son poème du royaume des morts
Seulement pour prouver à ses pairs qu’elle existe.
lucye

Son regard se perd pour lui
Je ne sais pas pourquoi son regard se perd
Peut-être est-ce mieux ainsi...
Elle ressent la détresse dans son amour,
Dont elle a géré la durée en ce jour.
En fonction de leurs âges
La noblesse est leurs partages,
Ils aimeraient unir leurs vies
Avec ambitions et délices
Amour, amitiés, rien n'a changé
Cela a toujours existé.
Véritable passion au-delà des années
Exclure la sexualité, mais rejeté sur mon papier.
Se tenir la main sans trébucher
Ne serait-ce que l'effleurement d'un baiser
Qui les lient dans l'immortalité.
lucye
Si elle
devait partir et rire
Elle danse sur une étincelle de musique
Et voit son reflet dans un miroir,
Elle se déchire et sur son rite
Masque son corps au feutre noir.
Philosophe et artiste
Elle entrouvre la porte du miroir,
Comme le vin mélancolique
Elle se projette dans la tornade.
Elle est partie et sans retour
Se préparant pour un voyage,
Sans souci et pouvoir dire un jour
Je suis moi, rayant son âge
Blues mélancolique...histoire d'un d'amour
Elle n'aura plus besoin de besace
Si elle devait partir ce jour,
Elle aura trouvé l'espace en moi.
lucye
La
méchanceté
Il pense en puisant dans la roche vivante
Et danse sur son coeur à l'état sauvage,
Scène macabre d'un triste personnage
Un sarment l'entourant, l'étreignant davantage.
Poussant avec violence
Des fleurs maculées,
Où il pétrit ses rêves
Par une vie effrénée.
Telle une rose de cuir
Ses yeux se durcissent,
Hurlant des paroles
Et cherchant son langage.
Ses mots le poignardent
Sur des feuillets sans âges.
Encerclé d'un emblème, usé par le temps
Il chute dans une fosse, sans cesse en avant.
Abandonné au sel et espèces puantes
Dernier mot de terreur
D'un orgueil avilit de violence.
Il est mort par incidence.
lucye
Les éléments
À
l'horizon du lit de la mer,
Les éléments s'entremêlent
Dans une ultime alchimie d'éternité.
Le vent lit les flots
Et tel un amant
Souffle à sa bien- aimée
La puissance du Dieu marin.
Elle n'ait pas froide et sans amour.
Élégante et sans fard
Ses vagues vont bercer le ciel
Et le soleil grandit devant sa beauté.
Le feu veut les rejoindre
Mais la terre l'en empêche.
La poussière de mes paroles
Ne saurait suffire à l'arrêter.
Devant les diversités de lumière
Telle une lettre sans réponse,
Tout devient silence.
Ma main ouverte
Je libère mon poème.
lucy
La
lutte
La source d'eau dessine mon parcours,
Labyrinthe de rues, de femmes empoisonnées d'injures,
Inconnues, même pas éphémères.
Je tends la main vers l'arbre du mystère,
Dans le langage du silence
Les vérités se transforment
Et sans cesse se renouvellent...
Elles entourent la source d'eau.
Limpide, sur son miroir,
Je me mire. Où sont les fleurs et les oiseaux?
Grand mot du silence.
Les clefs du mystère me projettent à terre.
Je rejoins l'innocence.
Mes doigts crispés sur le pavé
Pour des paroles d'éternité.
lucye
Souhait d'un amour
vrai
Mon regard t'a croisé
Comme un ciel d'orage,
À
la recherche d'une présence
Et de l'amour d'un page.
Tu m'as hissé hors de la vie.
J'ai saisi le temps
En courant dans les champs,
Amusé de ton regard d'enfant
J'ai aussi nargué les océans,
En pleurant et criant.
Décimant mes pensées
Pour en former un baiser.
J'ai bravé le passé
Par des actes insensés.
Solitude immolée et figée
J'ai glissé, car ton regard m'a croisé.
lucy
Une
ombre passe
J'entrevois une mer aux vagues
intrépides
La proue
d'un navire avançant dans le vide.
L'inimaginable tourné vers mon regard avide
Pour discerner les éclairs d'un ciel qui rugit.
Les pierres du ciel tombent en
vain
Car à l'horizon, j'aperçois mon marin.
Je le vois prendre corps dans le vent du matin
Mon amour pour lui n'aura pas de fin.
Mes paroles sortent de la mer en
bouquet,
Grâce au soleil j'entrevois la lumière.
Mes yeux ne sont pas abîmés par le ciel
L'heure de mon envol me conduit sur la terre.
Comme une torche qui se consume à la
vie
Je tords les nuages pour revoir mon
navire,
Le compagnon de ma vie, est parti
Une brise de tendresse me ramène vers ma vie.
Je ferme mon cahier, c'est
fini.
Lucye
|
Je
t'aime, et toi ? |
Un
peu de beauté dans notre
vie
Une toile pour rêver, une toile pour un sourire de toi, une toile où rien ne
s'écrit. Une toile pour te dire merci. Une toile pour que tu me recherches dans ta vie,
une toile pour te dire je t'aime.
Une toile pour te dire ma solitude, une toile où coule une larme, une toile comme
une lettre sans réponse, une toile pour que tous ne devient pas silence, une toile comme le
vol des hirondelles, une toile pour te dire que j'étais très triste quand j'ai dit oui, une
toile pour te dire que ma vie souterraine va devenir sommet, une toile pour te révéler mon
écho secret. une toile pour gérer l'émancipation de mes ténèbres, une toile pour agripper l'été, le
temps de rayer la mort rêvée, une toile pour te dire je t'aime pour ta sagesse, une
toile pour te dire que tu es le soleil qui inonde ma vie, une toile pour te dire
que ta chair se mêlera à la mienne, une toile pour te dire la peur pour ma source
de vie , je suis si seule sans toi !
Lucye
C'est quoi ce poème
L'été réjouit la terre de ces premiers rayons
Je
me couvre d'un manteau pour narguer le temps,
Les moustaches de la taupe sortent d'un trou béant
Je saisis une branche et la frappe méchamment
Je m'en moque et avance sifflant à tous les vents,
Le bourdonnement d'un frelon m'agace sans raison
Le voir tomber en poussière, me fait frémir d'émotion,
La cravache à la main, je parcours les nations
Entortillant ma jupe sur les troncs et les ronces,
Je maudis la terre de me faire des affronts
Je trébuche sans arrêt, me foutant des saisons
J'encercle, tournant sur moi -même les champs fécond.
Les cieux me projettent des reproches sans raison,
J'insulte les éléments et me propulse dans le temps
Criant une haine profonde je sens en moi la déraison,
J'aime la nature et les taupes, et cela sans raison.
Lucye
Il est irrésistible et sans vergogne,
Transperçant sa cible de pensée charmante
L'ange du bien l'arrête par son épée
Mais l'homme affiche un orgueil démesuré !
Moisissure et péchés font de lui,
Un esprit du mal, peu crédible et noircit
Il écrase les passants, et les oiseaux du ciel le fuit,
Il pense gagner l'univers.
Son coeur est à l'agonie, il a le mal en lui.
Deux regards, deux visions
Le christ... et lui...
Un homme vaut ce que vaut son amour.
lucye
Beauté de la nature
Les roses conversent
Dans leur gloire et leur noblesse,
Pourpres, roses, blanches et vertes
Pour les plus mauvaises.
Un merle à l'allure tout contrit,
Les écoutent éblouis.
Elles jacassent.
Sur leurs consœurs les cyclamens.
Elles les trouvent des plus pimbêches,
Bref, même vulgaire et peu sincère.
De leurs teintes éclatantes
Elles appellent à tous les vents
Les abeilles environnantes.
Ne sommes-nous les meilleures
D'une prestance sans égale?
Nous couchant sur le sol,
Nous élevant sans dommage?
Mais les fourmis sont sages.
Un grand vent soulève la terre
Les ternissant de poussières.
Un homme se penche pour offrir à sa belle
Un bouquet de cyclamens.
Dédaignant les roses à l'apparat peu
amène.
Lucy
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