Jeux innocents
Je te regarde et vois mon image.
Lourde comme une enfant,
Je vois des soleils et des nuits
Je te regarde, et découvre ton âme,
Parce que simplement me murmure la vie
Mes mains se posent sur ton visage,
Et l'ombre dessine une multitude de personnages
Mes rêves les dissimulent, car ils sont à ma taille,
Ma foi en toi me grandit
Merveilleuse et sereine, par le passé et l'effroi
Choyée et sans peine, connais-tu mon émoi?
L'outrage j'ai connu, les souffrances, les ravages
Par des gens méconnus et sans âge
Lançer mon message, au gré de quelques vents,
Mes oeuvres te le diront, elles voient l'horizon
Sans partage elles subissent les outrages
L'avenir leur donnera raison.
Jeux d'amour et de nuages
Ombres chinoises
Je pense
Lucy
La fin d'un méchant
Il pense en puisant dans la roche vivante
Et danse sur son coeur à l'état sauvage,
Scène macabre d'un triste personnage;
Un sarment l'entourant, l'étreignant davantage
Poussant avec violence des fleurs maculées,
Dont il pétrit ses rêves par une vie effrénée
Telle une rose de cuir ses yeux se durcissent,
Hurlant des paroles et cherchant son langage
Ses mots le poignardent sur des feullets sans âge.
Encerclé d'un emblème, usé par le temps
Il chute dans une fosse, sans cesse en avant,
Abandonné au sel et espèces puantes
Dernier mot de terreur
D'un orgueil avili de violence.
Il est mort par incidence
Lucy
Un soir sans miracle
C'est un soir comme ça, sans abois, sans miracle,
Cherchant mes forces et mes moyens
Au hasard de la rue, au hasard des chemins.
J'écoute ma foi, j'entends des voix, je crois en toi
Je te côtoie et ne remarque pas ton sourire narquois
Tu te ceignis de ma vie en cabrant les reins,
Je cligne des yeux devant le réverbère éteint
Et je cherche l'endroit pour crier mon désarroi.
Et c'est toi, ce n'est pas moi sans toi, c'est comme ça,
Une prison douce pour te remettre sur le chemin.
Tu te nourrissais dans ma cage, je l'ai refermé en vain
Tu n'as pas d'amour, tu tiens le mât uniquement pour toi
C'est un soir comme ça, sans abri sans miracle,
Je glisse vers toi sur un fil pour te porter un coeur de lin
Matière pure, dont tu vas te servir pour nettoyer ton visage fin.
C'est fini, tu disparais dans mes souvenirs, je pleure sans toi.
Lucy
Frans Hals
Les régents de l'Hospice des vieillards
Musée de Haarlem
Parmi les Régents, ce personnage à la figure d'ivrogne bonasse. Était-il favorable ou non au peintre en tutelle? Au moins celui-ci a-t-il une lourdeur humaine et un peu vulgaire, que l'artiste peint avec humour. Il aimait utiliser qu'une seule couleur forte, un rouge chaleureux se détachant sur des ocres et des bruns. La sobriété de la palette rehausse le goût de l'emphase qui se manifeste par le choix des gestes et des formes. Le peintre qui dérange les habitudes de la représentation traditionnelle, cherche à nous mettre dans la gêne, nul doute qu'il soit attiré par ce qui est morbide, par la peine et la mort, mais son art était sincère et fort, et d'une étonnante générosité humaine. Il avait le goût du clair-obscur, et une spiritualité tourmentée. Hals peut aller beaucoup plus loin que la familiarité ou la satire. Mais non jusqu'à la caricature.. Ils sont trop réels, ces visages sans grâce; ces silhouettes rigides font partie du monde où se débat Hals, plus durement que parmi ses compagnons de débauche. Lepeintre refuse la laideur et l'autorité de cet impitoyable tribunal des indigents. Figées dans une sorte d'éternité, les figures des régentes ont en définitive moins d'humanité profonde que d’autres peintres maudits.
La poissarde de Haarlem
La poissarde de Haarlem n'est pas seulement une sorcière grimaçante, ni un simple personnage que Hals rencontre dans les milieux qu'il fréquente. Elle est comme l'image de la vie du peintre, elle a le masque brutal et le rire grinçant de la vie, telle que la voit l'artiste.
Lucy. Hum, c'est pas moi !
Mystère de la réincarnation
De lui à elle, une rencontre en chassé-croisé sur un parchemin déchiré,
Peu importe de décrypter le mystère de cet écrit d'une époque révolue
Ils se voient, indécis et persuadés de se reconnaître d'un passé éloigné,
Un sourire, une incertitude les réunissent dans un flou imprévu
Elle lui dit ne pas pouvoir éviter leurs destinées programmées,
Il est abasourdi de la reconnaître dans cette vie, où l'éternité l'a déplacée à sa vue
Il se détourne confus et observe les étoiles pour éviter l'ambiguïté;
C'est bien la créature qui bouleverse ses songes dans un brouillard diffus
L'immensité les entoure et embrume leurs pensées qu'ils veulent préserver;
Leurs silhouettes se juxtaposent dans l'éther invisible où ils ne se quittent plus
Une rencontre mystérieuse propulsée par une hiérarchie sacrée;
Coïncidence devineresse d'un retour de frontière où ils ne se quitteront plus
Lucy
L'oiseau du grand vide
C'est dans le silence qu'elle s'éveille, elle sent qu'il est là,
Elle tourne la tête comme un oiseau pris au piège
Un chuchotis de plumes la terrasse d'angoisse,
Elle pose sa lampe à terre pour effacer les ténèbres
Hallucination grise d'un oiseau suspendu à son bras,
Le long du mur se reflète la lueur de ses rêves de chimères
Elle comprend qu'elle est en pleine recherche de son moi
Un saut à terre la mène vers sa lucarne pour percevoir le ciel
L'attirance du tout est noyée dans le vide de son regard,
Les comètes lui apparaissent dans une queue de poussière
Sa vie est creusée d'ornières, mais elle discerne sa voie,
Elle ne voit pas la lune, mais son âme cherche la lumière
Ses amis papillonnent dans ses rêves et la perçoivent du haut d'un mat
Elle va se débattre sur un dur chemin qui forme un cratère
Mais la force divine la traîne sur la montagne du Bouddha
Elle virevolte dans son rêve pour s'assoir et écrire son poème
Lucy
L'intemporel dans ma vie
J'aime l'intemporel
Mon goût pour l'immortalité
J'ai enjambé des siècles
Et me perds dans les années
Prendre l'éternité par la main
Pour m'accompagner un instant
Je me croise, je me porte,
Me retrouve dans le temps
Je me perds dans les années,
Le vestige de mes pensées
Me projette du haut d'un escalier
Comète en folie
Rayon de soleil éclaté à l'infini
J'ai du mal à rêver
Alors, je respire
Et mon coeur se transforme
En vagues océaniques
Mes mains cachent mon visage
Mon regard se perd dans le temps.
Lucy
L'imaginaire sur sa feuille de route
De son île magique, elle ne compte pas ses pages sur le sol,
Le bonheur l'inonde et l'enveloppe de ses ondes
Elle développe cette puissance et fait surgir un arbre,
Elle s'amuse et perçoit un champ où passent des ombres
Elle lève le visage et voit l'ascension des nuages là-bas,
Un être de nulle part devant elle fait la ronde et crie son nom
Taquine, elle lui lance son cahier en riant par bravade,
Elle veut le séduire et fait surgir un miroir où ils danseront
La flèche du temps la conduit d'une façon irrémédiable,
Vers un destin sans contrefaçon dans ses créations
Elle crée sa vie et voyage au loin sans avoir d'étapes,
Elle fait surgir devant elle à sa guise Apollon
Elle accommode à sa cuisine des mots colorés avec sagacité,
Sa feuille de route la conduit dans un imaginaire en floraison
Elle fait surgir un géant et danse devant lui sa joie de le voir,
Oui, aujourd'hui, elle gagne sur la vie en reconnaissance de son nom
Lucy
Ma peinture
Mes mystères voilés
Un voile se pose et frôle sa conscience,
Inconnaissable silhouette dans son indifférence
Vestige d'un passé qui se montre avec évidence,
Manifeste éveil dans l'esprit de son adolescence
Sa vie est un mystère, une philosophie en puissance,
Divine poésie, rayonnement de cette femme enfant
Coïncidence étrange d'une nature en plein rayonnement
Une vérité dans son monde est confirmée pleinement
Perpétuellement en fuite du réel, elle se sent différente,
Ses pensées sont au-delà des esprits religieux en souffrance
Son succès défie les entendements quand elle se met en avant,
Elle a une aptitude à l'absolu, et sa bible est une évidence
Au regard d'elle-même, elle s'infiltre dans une lumière éclatante
Les critiques de sa vie ne sont plus en puissance
Ses pensées la conduisent vers une terre en souffrance
Révéler l'angoisse de son coeur sur la croix de son adolescence
Lucy
La matière éphémère
Nouvelle poésie
Je suis moi, voyageuse, je suis l'air de la terre,
Envolée divine de mes ancêtres intemporels
Submergée de bonheur en recherche de moi-même,
J'ai trouvé mon moi en touchant la matière
Je danse en solo comme une mouette inquiète,
J'évite les trous noirs, et continue mon enquête
Je balaye d'ondes la page entière de mon poême,
Et tisse des leurres en appelant les prophètes
Je suis moi, voyageuse, je suis l'air de la terre,
Les sociétés secrètes ont été mes ancêtres
Les odes maçonniques ont altéré mon futur si cher,
Mon sauvetage est bien dû à mon père céleste
Lucy
Je cravache mes lignes
Une histoire racontée au travers d’une ligne,
Transformée par les vers et les interlignes
Je me baisse et rampe au travers de ses signes
Créant en peignant la mélancolie
Retrouvant la création du début de ma vie,
Emportée par le temps
Je simule, créant des signes
Sur une pensée pour voir les homonymes
La chevauchant, et rayant les critiques
Je la cravache pour l'inciter à revenir.
Inoubliable amour dans mes signes,
Me retrouver dans leurs destins à venir
Jouant de mon aura meurtrie,
Je gribouille sur mon passé où j’ai failli mourir
Une autre ligne fait basculer mes lettres à l’agonie
Je me relève vers elles, où la folie s’empare de mes rimes
Lucy
Pourquoi pas
Je ne sais pourquoi son regard se perd
Peut-être est-ce mieux ainsi,
Je ressens la détresse dans son amour
Dont nous avons géré la durée en ce jour.
En fonction de nos âges
La noblesse est en lui, pour moi, dommage
Nous unissons notre vie,
Ambitions et délices tombés dans un calice
Amour, amitié, rien n'a changé
Cela a toujours existé
Véritable passion au-delà des années
Exclure la sexualité pour la renier
Je ne sais pourquoi je me perds dans notre vie
Se tenir la main chastement sans trébucher
Ne serait-ce que l’effleurement d’un baiser
Qui nous liera dans l’immortalité des années
Lucy
Murmures de prières
Je t'envoie l'infini de mes pensées
Dont mes lèvres sont enrobées
D'une puissance d'amour
D'un retour partagé
J'ai goûté le trop plein de
puissance,
Et l'enferme dans une jarre
Enterrée dans une terre
D'amandier et de mousse verdoyante
Mon souffle donne aux herbes folles
La vitalité à cette vie cachée.
Planète des nuits
Aux étoiles égarées
Mouvement à l'agonie,
Explosion de lumière d'un amour infini,
Murmures de prières
Pour les âmes meurtries
lucy
Pour mes potes blogueurs et blogueuses
Je préviens mes contacts que mon blog est en pause jusqu'au 15 août, pour des raisons personnelles et pour que je puisse effectuer également des corrections sur mes textes et poésies, j’en aie cinq cents à revoir ! Un plus, j’ai une peinture qui m’a été commandée, donc, je dois y travailler ! Merci de continuer à faire vivre mon site durant ce temps si vous le désirez, merci à tous.
Amicalement
Votre pote blogueuse
Lucy
Ma plume dérape
Elle mesure la pesanteur de ses bras
Et cible le ciel en chantant des alléluia,
Existant pour elle-même, au-delà de son éternité
Elle dit que son nom lui donnera la liberté
Le ciel gronde, la pluie se transforme en glace,
Sa longue marche est infinie, indéterminable
Elle se sent créatrice et voit le jour éclater par mégarde,
Elle s'imagine voleuse de la brise et des campagnes
Se voir, fée des eaux, dans ses messes répétées,
Elle ne peut plus croire aux paroles de celui qu'elle a aimé
Ses écrits s'activent dans un fracas épouvantable,
Le crayon dérape sur une ligne au silence inespéré
Là où tant de douleurs ont entaché sa sensibilité
Elle connaît la fin de son histoire déjantée
Voir ses rêves erronés, suivre la trace de sa fatalité,
À la fin d'une vie dans la brume de ses pensées.
J'aime mon voyage, elle se le répétera
Dans l'océan de sa solitude
Lucy
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