Un automne triste
La petite fille immobile,
Est là, sur les pavés mouillés
Ou les fleurs n'existent pas.
Son manteau de laine
L'empêche de se pencher.
Elle veut caresser un oiseau blessé.
Immobile, son regard est triste.
Sous les cris déments des enfants de l'hiver,
De vieux gosses aux automnes
Sans refrain, sans rengaine, ni ritournelle...
Seuls, fermés au théâtre de la rue sans relief,
Recherchent des pelouses
Et ne voient que des braises.
Feuilles d'arbres piétinées par des passants pressés,
Les enfants ont froid, leurs petites mains sont gelées.
Où se trouve l'été dans leurs cœurs,
Seuls et délaissés ?
Des erreurs de jeunesse ont séparé
Leurs parents dans une vie sans pitié.
lucye
L'horloge du
temps
Une image de violence, teintée par l'oubli,
Me voile le visage.
Mon cœur est meurtri.
Une jumelle pour mieux voir ton sourire..
Je cours dans la vallée des larmes
Pour te rejoindre dans la nuit.
Je distingue ton visage
Dans le miroir de mes souvenirs.
Au travers d'une vitre sans tain
Je te perds de ma vie.
A l'inverse du temps,
Je puise dans l'énergie
Pour retrouver l'éclosion d'un amour parti...
Un message cosmique me renverse
Et je fuis.
L'horloge du temps
Me transporte vers la vie.
lucye
Redevenir enfant
Par le mystère de l'amour
L'amplitude de ses sentiments,
Redevenir enfant.
Hurler sa douleur d'aimer!
Tonalité magique
Sans cesse repoussée.
Sur un passé lourd,
Impossible a soulevé
Penser, rêver, pleurer.
Vieillard amer
Assoiffé d'amour,
Enfant mystère
Tué pour toujours.
lucye
Recherche
Le regard profond
De sa beauté immuable
Berce son âme.
Et
son corps sans passion
Appelle à l'amour
Et à la raison.
Je
suis la trace de l'inéluctable.
Un
appel puissant,
Un secret présent,
Sans image.
L'oubli de sa trace
ce modèle dans l'espace.
Où es-tu?
lucye
La main tendue
Je t'offre une note musicale.
Une tornade de joie et d'ambition d'adolescent.
Tu as sculpté une vie durant...
As-tu connu le désert au fond de toi-même,
Seul, quand tu n'avais pas de chimères ?
Quand ta main s'est tendu vers moi en amitié,
Ma vie s'est éclairée et mes espoirs se sont affinés.
Un sentiment qui n'est ni construit, ni fabriqué
C'est comme les fortes marées
Les temps forts, les temps faibles,
Simplement en nous...
Premier pas de danse,
Sculpture, peinture, tout est écrit,
L'amitié aussi...
En sculptant tu as connu tous les tourments!
Solitude, joie, amour.
Un grand tu es et tu seras toujours.
lucye
Voyage
du pluriel
Du rire naïf à l'indécent,
L'appel à témoin d'une âme dans le silence.
Un grand pays d'âge dans un brouhaha puissant...
Seule, de loin en loin,
J'observe les regards absents,
Et cherche les langues mortes.
Ma main veut les saisir...
Le pluriel me convient
Puisque je ne vois plus rien.
Faire la différence dans le silence,
Toucher la pierre du salut
Et tourner en spirale
Dans un désert inconnu.
D'un visage simple
Voit-on la douleur vraie,
Ou le plus simple personnage de l'être?
A chaque feuillet
J'aime mélanger pour saisir un poème.
lucye
Vent de la mer,
éveille mes mots,
Pour que s'ouvre mon poème...
Mes mains ouvertes s'éprennent d'un rivage,
Les eaux le disent en murmurant,
Ce que personne ne voit,
Ce que personne n'entend.
Elles déplient lentement leurs lumières.
Sous mes mots qui se taisent
Se cache l'éphémère,
Pour mieux graver l'espoir...
D'être une en elles.
lucye
Un soir avec toi
Je suis forte avec la terre
Rêveuse de mer et de lumière.
Dissoudre mon rêve hors de ma vue
Délire de mots dont je m'amuse.
Discours de plomb
Dont je remplis,
L'espace de sons à l'infini.
J'écarte les broussailles
De poussières de fantômes.
Où est mon empire?
Gestes inexplicables.
Questions imprononçables.
Le regard de sa beauté immuable
Berce son âme
Elle suit la trace de
l'inéluctable.
Son image se modèle dans l'espace.
Qui es-tu ?
Lucy

Mes
Pensées
Les paroles sont des vérités transformées
Mes ballades dans les champs
Et les monts, je me sens libérée.
Inventer l'amour est une croyance faussée.
Activer à longue distance l'amour tué.
Cribler de balles son ego...
Mal intentionné.
La reconnaissance du dieu divin,
Sans cesse transformé
Par des religions
D'une valeur renversée.
Le siège est levé:
Et plus rien n'ira à l'encontre du vent.
Même si mon amour est lacéré
L'inexplicable fera de moi un fer forgé
Même si je ne trouve plus rien à rêver.
lucye
Son manteau
gris
Commun, mal dans son
manteau gris
Il ressemble à une souris
Ne tenant pas la route, l'espoir en lui tombe goutte à goutte.
Un refrain murmuré tout bas,
Le courbe en avant, le désespoir est là.
Il s'affale sur les pavés mouillés,
Se sentant éperdu et souillé
Il tressaute aux bruits des pas du passant.
Mes yeux croisent les siens, où je ressens le dédain.
Son abstraction d'une idée lui voile le regard,
Elle ne m'est pas dédiée.
Je lui offre ma parole parsemée de poussière des vents.
Se relevant à mon encontre,
Il saisit la brume, me l'envoyant comme un enfant
Séduite par cette image, je voile l'écran de ma page
Je dessine un beau violon et murmure pour lui...
Un refrain, sincère et vibrant !
Pourtant, nous ne sommes pas amant
Je suis poète, il est perdu,
Nous construirons notre mât
Nous quitterons la rue.
Partir sur les routes vides
Et caresser l'infini, à deux.
lucye
.
Traumatisme
Le masque grimaçant de mes souvenirs,
Dans l'obscure me fait frémir
Sans cesse en avant,
Je renverse le temps pour me faire réagir .
Saisir le vent qui m'échappe aussitôt
Il vaut mieux en rire !
Trébuchant sur ces roches,
Me relever de toutes ces années
Elles m'ont assaillit.
Je masque mon visage,
Ma jeunesse s'échappe,
Je la rattrape, je la prends dans mes bras.
Je suis nostalgique.
lucye
Code magique
Un code magique aux brillants paysages
Envoûte mon corps d'une délicieuse senteur.
Percuté par le temps et l'âge,
Le vent me caresse et m'entend.
Je saisie dans ma main
Une pensée envolée
Mise dans une bague, aux contours ciselés.
Je saisis la rosée.
Elle m'échappe dans une nuée
Et ne cesse de s'évaporer.
Un baiser au temps
Un baiser au vent,
Je suis seule...
Je m'allonge et j'entends le vent.
lucye

Le retour
Partout la mer...
Tu es le miroir de mes rêves
Et l'immensité de ma vie.
Entrouvre ta porte close à l'artiste.
Tes veines d'un bleu sourd et profond
Grondent, paisibles et insensibles.
Je suis une avec toi,
Mon pinceau m'empêchant
De t'embellir de la teinte de ton choix.
Lucye
Mon enfance
L'aube insolite de mes réflexions
Me renverse en arrière
Dans un puits profond.
Le rire me prend et me projette en avant
Dans un océan de bonheur.
Mais qui se reflète
Au fond de l'abîme ?
Souffrance aux racines profondes
Qui viennent de l'enfance.
Comme un vieux disque,
Je monte sur scène
Pour égrener mes souvenirs
Au pas de danse.
Un, deux,
Pas de danse.
Deux, trois,
Le silence !
J'enlace le reflet de mon enfance
Et broie mes souvenirs d'adolescente.
lucye
Jeux innocents
Je te regarde et vois mon image.
Lourde comme une enfant,
Je vois des soleils et des nuits.
Je te regarde, et découvre ton âme,
Parce que simplement me murmure la vie...
Mes mains se posent sur ton visage,
Et l'ombre dessine une multitude de personnages.
Mes rêves les dissimulent, car ils sont à ma taille.
Ma foi en toi me grandit,
Merveilleuse et sereine, par le passé et l'effroi,
Choyer et sans peine, tu connais mon émoi ?.
L'outrage j'ai connu, les souffrances, les ravages,
Par des gens méconnus.
Lancer mon message, au gré de quelques vents.....
Mes oeuvres te le diront, elles voient l'horizon.
Sans partage elles subissent les outrages
L'avenir leurs donneront raison.
Jeux d'amour et de nuage
Ombres chinoises,
Je pense.
Lucye
Derniers Commentaires