La matière éphémère
Nouvelle poésie
Je suis moi, voyageuse, je suis l'air de la terre,
Envolée divine de mes ancêtres intemporels
Submergée de bonheur en recherche de moi-même,
J'ai trouvé mon moi en touchant la matière
Je danse en solo comme une mouette inquiète,
J'évite les trous noirs, et continue mon enquête
Je balaye d'ondes la page entière de mon poême,
Et tisse des leurres en appelant les prophètes
Je suis moi, voyageuse, je suis l'air de la terre,
Les sociétés secrètes ont été mes ancêtres
Les odes maçonniques ont altéré mon futur si cher,
Mon sauvetage est bien dû à mon père céleste
Lucy
Je cravache mes lignes
Une histoire racontée au travers d’une ligne,
Transformée par les vers et les interlignes
Je me baisse et rampe au travers de ses signes
Créant en peignant la mélancolie
Retrouvant la création du début de ma vie,
Emportée par le temps
Je simule, créant des signes
Sur une pensée pour voir les homonymes
La chevauchant, et rayant les critiques
Je la cravache pour l'inciter à revenir.
Inoubliable amour dans mes signes,
Me retrouver dans leurs destins à venir
Jouant de mon aura meurtrie,
Je gribouille sur mon passé où j’ai failli mourir
Une autre ligne fait basculer mes lettres à l’agonie
Je me relève vers elles, où la folie s’empare de mes rimes
Lucy
Pourquoi pas
Je ne sais pourquoi son regard se perd
Peut-être est-ce mieux ainsi,
Je ressens la détresse dans son amour
Dont nous avons géré la durée en ce jour.
En fonction de nos âges
La noblesse est en lui, pour moi, dommage
Nous unissons notre vie,
Ambitions et délices tombés dans un calice
Amour, amitié, rien n'a changé
Cela a toujours existé
Véritable passion au-delà des années
Exclure la sexualité pour la renier
Je ne sais pourquoi je me perds dans notre vie
Se tenir la main chastement sans trébucher
Ne serait-ce que l’effleurement d’un baiser
Qui nous liera dans l’immortalité des années
Lucy
Murmures de prières
Je t'envoie l'infini de mes pensées
Dont mes lèvres sont enrobées
D'une puissance d'amour
D'un retour partagé
J'ai goûté le trop plein de
puissance,
Et l'enferme dans une jarre
Enterrée dans une terre
D'amandier et de mousse verdoyante
Mon souffle donne aux herbes folles
La vitalité à cette vie cachée.
Planète des nuits
Aux étoiles égarées
Mouvement à l'agonie,
Explosion de lumière d'un amour infini,
Murmures de prières
Pour les âmes meurtries
lucy
Pour mes potes blogueurs et blogueuses
Je préviens mes contacts que mon blog est en pause jusqu'au 15 août, pour des raisons personnelles et pour que je puisse effectuer également des corrections sur mes textes et poésies, j’en aie cinq cents à revoir ! Un plus, j’ai une peinture qui m’a été commandée, donc, je dois y travailler ! Merci de continuer à faire vivre mon site durant ce temps si vous le désirez, merci à tous.
Amicalement
Votre pote blogueuse
Lucy
Ma plume dérape
Elle mesure la pesanteur de ses bras
Et cible le ciel en chantant des alléluia,
Existant pour elle-même, au-delà de son éternité
Elle dit que son nom lui donnera la liberté
Le ciel gronde, la pluie se transforme en glace,
Sa longue marche est infinie, indéterminable
Elle se sent créatrice et voit le jour éclater par mégarde,
Elle s'imagine voleuse de la brise et des campagnes
Se voir, fée des eaux, dans ses messes répétées,
Elle ne peut plus croire aux paroles de celui qu'elle a aimé
Ses écrits s'activent dans un fracas épouvantable,
Le crayon dérape sur une ligne au silence inespéré
Là où tant de douleurs ont entaché sa sensibilité
Elle connaît la fin de son histoire déjantée
Voir ses rêves erronés, suivre la trace de sa fatalité,
À la fin d'une vie dans la brume de ses pensées.
J'aime mon voyage, elle se le répétera
Dans l'océan de sa solitude
Lucy
Mes vers d'éternité
Je te vois et crie avec espoir vers cette fenêtre comme une nocturne étoile,
Tes poing frappent derrière la vitre sans tache où je distingue ton regard
Rejoint mon amour dans ton silence dément derrière ces grilles d'hôpital,
Nos mains silencieuses se cherchent et se croisent en prière derrière le voile
Ton silence est bleu comme l'été qui bouge dans une brise douce,
Je veux t'atteindre en puissance avec toute la dimension de mon amour
Tu cries ton désespoir, mon cœur explose et me projette à tes genoux,
Je me propulse vers toi violemment en habit de velours pour te rendre fou
Je brise cette vitre avec fracas, car dans le firmament, j'ai fait un vœu,
Je te prends dans mes bras et te regarde dans un silence de rêve à deux
Je cèle tes lettres et creuse la terre pour les garder dans le reflet de mes yeux,
La lumière du destin est, pour nous un scalpel insidieux entouré de feu
La vie nous sépare, ma gomme s'agite avec frénésie pour effacer notre étoile,
Ma poésie est une tragédie funeste par sa fin et je jette mes écrits dans une mare
Tu es pour moi le rire et toi l'arbre puissant, car tu enchantes mon regard
Je suis la mémoire de tes yeux derrières cette vitre où ton cercueil me nargue
Lucy
Souvenirs de Loups
Dans un champ de terre, des hommes traquent le loup avec crainte,
Que sont ces yeux cruels qui me guettent ? Il sort des bois aguerri par la faim
C'est un grand chien, il vit dans ses terrains une vie de carnivore à abattre
Dans ce pré à labour, le mammifère est présent dans mes vers en caches
Je crayonne au sol un cercle pour introduire un sorcier qui sait être magicien,
Mes mots choient sur le sol, je m'isole, car j'ai le goût de me taire sous les pins
Je cherche l'enchanteur tueur de loups, et l'affronte comme un animal sauvage,
Loin d'être inculte, je défie l'amour pour ne pas m'embringuer sur son sillage
Souvenirs insensés que je dissimule dans un brouillard poussiéreux et éteint,
Déboutée de famille, inconnue sur leurs terres, je ne laisserai pas mes empreintes
Un homme périt des morsures du loup, je veux couvrir ma phrase de larmes
Cent siècles pour moi de douleurs ne m'enlèveront pas mon cœur sans taches
Lucy
C’est pour toi qui es seul
Que j’écris ces vers
C'est pour toi qui me lis
Que j'écris ce poème,
Car je sais que sans elle
Tu ne saurais survivre
Pour toi qui malgré tout
Aime tant la vie
Tu as la douleur d’un solitaire
Tu déclines sur ces escaliers de pierre,
L'ombre de la nostalgie
Ploie sur tes épaules affaiblies
L'orage, en toi, tourne entre nuages et
lumière,
Tu écoutes les battements de ton cœur à en perdre l’esprit
Le bruit de tes veines te rend dément, tu as peur de ta vie,
Tu veux rejoindre dans l'interdit son corps pour t'y blottir
L'un de tes sommeils maudits t’éloigne loin de ma poésie
Entends dans ton esprit le bruissement des oiseaux dans le vent,
Ne sois pas fasciné par des rêves où la solitude te rendra dément
Tu vas découvrir la liberté, car tu méconnais mes sentiments,
Lucy
Fantasme d’un amour absent
Il m'apparaît doux dans sa veste de lin, je vois un visage puissant et fragile,
Je le suis du regard, il est sur le quai du Rhône et se tient à une rambarde grise
Mon désir est de m'approcher de lui pour en faire le héros de ma poésie,
Je lève mon visage vers la lune qui en est ravie, et lui demande un signe
Sa lumière se répand sur moi et enrobe ma plume d'une puissante énergie,
J'intègre cet inconnu dans mon livre, uniquement pour le brûler de mon désir
J'oblige le hasard à faire trembler la terre autant de fois que mon cœur palpite,
D'un geste puissant j'écarte l'obscurité pour pouvoir m'avancer vers lui
Nos êtres se rapprochent et l'absurdité nous consume pour nous envahit,
Sans nous connaître nous nous défions dans une solitude qui nous a meurtris
Je franchis la fantaisie et me lance dans ses bras nonchalants pour me blottir,
Abasourdi, il me prend au creux de ses bras pour tirer le rideau de nos vies
Lucy
Libre de mon destin
Une pierre précieuse gît sur une route ébréchée où un corbeau la piétine,
Elle perd son éclat et s'engouffre dans les racines d'un pêcher
Je me penche et prends dans mes doigts les débris de cette cornaline,
Amoureuse de la terre, elle happe les racines résineuses prêtes à l'aider
Immuable terre organique qui offre à cette pierre ses entrailles de vie,
Je voyage seule pour découvrir le germe de ma féconde destinée
Je provoque des guerres médiatiques pour exprimer mes thèmes poétiques,
Des vautours piétinent mes mots et mes lettres voltigent dans des pieds de nez
Je marche nu-pieds sur ma route, consciente qu'une variété de regards me suit,
Je suis libre dans mon destin, par surcroît poétesse dans mes vérités
Savoir humer la terre dans de multiples évènements dus à ma philosophie,
Et être une pierre de cornaline, que la mer submergera pour la noyer
Lucy
Ma peinture vibration marine
Mon état d'esprit vibre sur les vagues que je sonde profondément,
Ma métaphore est de muter mon esprit dans des fresques impressionnantes
Ma collection me contraint à travailler savamment avec puissance ma garance,
La lumière fait disparaître mon abattement dans des reliefs plus grands
Chaque coup de pinceau est une mutation vers des éclats très insolents,
J'étudie les ombres colorées dans mon onirisme avec des doutes incessants
Une pâte travaillée au couteau sur toute la surface de ma toile m'enchante,
Ma source d'inspiration vient d'un don que je vénère depuis ma naissance
Avec vigueur, j'interprète mes couleurs dans mon esprit en planant,
De subtiles variations de noirs, de rouges, de bruns et d’ocres étonnants
L'impressionnisme inspecte les volumes et les coloris de mon inconscient
La poésie est la création d'une vision particulière liée à mes sens étourdissants
Lucy
Un CH'TIMI de DANY BOON
Ma photo du bord de Rhône
C'est un jour comme cela en recherche de je- ne- sais- quoi, de je- ne- sais- qui,
Une balade nonchalante vers le mystère de cette eau si glauque et si verte
Une idée envahit mes sens et me fait dire que la vie est belle sans chaumière,
Je m'assois avec prudence sur le rebord du quai, où je vois passer un ch'timi
Tu fais du cinéma, tu es un ch'timi de Dany Boon et ton patois est comique,
J'eus le mot magique, car à ma stupéfaction, il se tourne la bave aux lèvres
Dégoûtée, mes mains cachent mon visage, car je vois le monde à l'envers,
Je lève les yeux pour quérir une note romantique dans mon ciel en lyre
Je prends le risque de crier en verve pour calibrer un instant de ma vie,
C'est la ruine de mon moral de voir le Parthénon devant moi à l'envers
Je vois un malotru en recherche de drague, le col de chemise crotté de vers,
Je me lève prestement des quais du Rhône pour vous écrire ce soir mes rimes
Lucy
Ma bagnole de rêve
Ma contemplation me fige, je tisse une relation avec cette Traction si belle,
Son admirable carrosserie enténèbre mes pensées de la squatter pour un instant
Elle tousse grassement et fait ronfler son moteur pour se confier à sa manière,
Je veux avec joie biffer ma vie et partir avec elle pour la route vers le levant
Elle aime s’abreuver d’essence et dialogue pour faire bouger les sièges,
Je me plante devant ses feux et lui demande de partir avec moi en vacances
Ses phares jettent un regard circulaire, je cours autour d’elle très inquiète,
Je veux partir avec elle puis tire sur la portière pour m’installer au volant
La poignée grince, je surmonte une appréhension que j’assume très fière,
La porte se détache avec violence au grand soulagement de ma pauvre charpente
Mon objectivité m’incite à demander au véhicule d’amorcer la première vitesse,
Je m’aperçois qu’elle ne peut rien ne faire, le volant est incurvé de l'avant
En fait, mes arguments sur ces vers me sont inspirés par cette voiture si vieille,
Une causerie avec elle m'incite à écrire une histoire un peu extravagante
J’aime les voitures de courses, les rallyes et la vitesse ne m'est pas étrangère
Je réfléchis sur cette auto au langage attendrissant dans mon poème étrange
Lucy
Saleté de vie pour lui
Un regard tristement angoissé en passant, sur cette vie qui la malmené,
Un ciel menaçant gronde de rage puis le couvre délicatement pour le protéger
Chienne de vie pour les sans- emploi et les jeunes qui s'écroulent terrassés,
Bravo, et coup de sifflet pour les sociétés à fric qui ne veulent pas les embaucher
Quel est l'avis des fricards, et des passants pressés qui n'osent pas l'approcher,
Faut-il que son cœur s'arrête de battre pour qu'ils puissent le regarder
Triste vie pour ce garçon auquel je suis allée rendre visite le premier jour de l'été,
Un Frigidaire vide, un petit chat apeuré et une solitude que j'ai du mal à accepter
La société est un assassin seulement pour ceux dont le visa est dépassé,
Certains autres se suicident car dans leurs emplois ils sont harcelés
Une éponge, ou de la peinture blanche pour les effacer, écroulés sur le pavé,
Où allons-nous dans ces emplois où nous sommes nous-mêmes menacés ?
Faut-il se masquer le visage pour avoir une conscience pure et non altérée,
Il y a toujours de plus en plus de nuits dans leurs vies qui se trouve matraquée
Une ambulance active ses sirènes dans cet endroit sinistre pour le ramasser
Les badauds attardés prennent le temps de s'arrêter pour attiser leurs curiosités
Lucy
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