Recherche
Le regard profond
De sa beauté immuable
Berce son âme.
Et
son corps sans passion
Appelle à l'amour
Et à la raison.
Je
suis la trace de l'inéluctable.
Un
appel puissant,
Un secret présent,
Sans image.
L'oubli de sa trace
ce modèle dans l'espace.
Où es-tu?
lucye

Mes
Pensées
Les paroles sont des vérités transformées
Mes ballades dans les champs
Et les monts, je me sens libérée.
Inventer l'amour est une croyance faussée.
Activer à longue distance l'amour tué.
Cribler de balles son ego...
Mal intentionné.
La reconnaissance du dieu divin,
Sans cesse transformé
Par des religions
D'une valeur renversée.
Le siège est levé:
Et plus rien n'ira à l'encontre du vent.
Même si mon amour est lacéré
L'inexplicable fera de moi un fer forgé
Même si je ne trouve plus rien à rêver.
lucye
Son manteau
gris
Commun, mal dans son
manteau gris
Il ressemble à une souris
Ne tenant pas la route, l'espoir en lui tombe goutte à goutte.
Un refrain murmuré tout bas,
Le courbe en avant, le désespoir est là.
Il s'affale sur les pavés mouillés,
Se sentant éperdu et souillé
Il tressaute aux bruits des pas du passant.
Mes yeux croisent les siens, où je ressens le dédain.
Son abstraction d'une idée lui voile le regard,
Elle ne m'est pas dédiée.
Je lui offre ma parole parsemée de poussière des vents.
Se relevant à mon encontre,
Il saisit la brume, me l'envoyant comme un enfant
Séduite par cette image, je voile l'écran de ma page
Je dessine un beau violon et murmure pour lui...
Un refrain, sincère et vibrant !
Pourtant, nous ne sommes pas amant
Je suis poète, il est perdu,
Nous construirons notre mât
Nous quitterons la rue.
Partir sur les routes vides
Et caresser l'infini, à deux.
lucye
.
Traumatisme
Le masque grimaçant de mes souvenirs,
Dans l'obscure me fait frémir
Sans cesse en avant,
Je renverse le temps pour me faire réagir .
Saisir le vent qui m'échappe aussitôt
Il vaut mieux en rire !
Trébuchant sur ces roches,
Me relever de toutes ces années
Elles m'ont assaillit.
Je masque mon visage,
Ma jeunesse s'échappe,
Je la rattrape, je la prends dans mes bras.
Je suis nostalgique.
lucye
Code magique
Un code magique aux brillants paysages
Envoûte mon corps d'une délicieuse senteur.
Percuté par le temps et l'âge,
Le vent me caresse et m'entend.
Je saisie dans ma main
Une pensée envolée
Mise dans une bague, aux contours ciselés.
Je saisis la rosée.
Elle m'échappe dans une nuée
Et ne cesse de s'évaporer.
Un baiser au temps
Un baiser au vent,
Je suis seule...
Je m'allonge et j'entends le vent.
lucye

Le retour
Partout la mer...
Tu es le miroir de mes rêves
Et l'immensité de ma vie.
Entrouvre ta porte close à l'artiste.
Tes veines d'un bleu sourd et profond
Grondent, paisibles et insensibles.
Je suis une avec toi,
Mon pinceau m'empêchant
De t'embellir de la teinte de ton choix.
Lucye
Mon enfance
L'aube insolite de mes réflexions
Me renverse en arrière
Dans un puits profond.
Le rire me prend et me projette en avant
Dans un océan de bonheur.
Mais qui se reflète
Au fond de l'abîme ?
Souffrance aux racines profondes
Qui viennent de l'enfance.
Comme un vieux disque,
Je monte sur scène
Pour égrener mes souvenirs
Au pas de danse.
Un, deux,
Pas de danse.
Deux, trois,
Le silence !
J'enlace le reflet de mon enfance
Et broie mes souvenirs d'adolescente.
lucye
Jeux innocents
Je te regarde et vois mon image.
Lourde comme une enfant,
Je vois des soleils et des nuits.
Je te regarde, et découvre ton âme,
Parce que simplement me murmure la vie...
Mes mains se posent sur ton visage,
Et l'ombre dessine une multitude de personnages.
Mes rêves les dissimulent, car ils sont à ma taille.
Ma foi en toi me grandit,
Merveilleuse et sereine, par le passé et l'effroi,
Choyer et sans peine, tu connais mon émoi ?.
L'outrage j'ai connu, les souffrances, les ravages,
Par des gens méconnus.
Lancer mon message, au gré de quelques vents.....
Mes oeuvres te le diront, elles voient l'horizon.
Sans partage elles subissent les outrages
L'avenir leurs donneront raison.
Jeux d'amour et de nuage
Ombres chinoises,
Je pense.
Lucye
Rêve marin
Avant le lever du soleil
Un poème pour le silence...
Ou la mer m'apprendra
Où se cache mes rêves.
Un
poème pour le chant secret des vagues...
Signes posés par la marée
Ou mes mains s'éprennent du sable et s'égarent
Je n'ai rien à rêver en ce jour de printemps...
Face aux buildings de ma cité,
Je tresse un espoir de galets et d'amour éternel.
Je demande à la mouette
Où se trouve le trèfle marin.
Et qui me l'apportera.
Je pose mon poème,
Mes rêves et ma palette.
Lucye
Désillusion
Agrippée sur cet arbre sec aux fruits amers
Je saisis l'impossible à travers mes chimères.
Ma main affolée s'empare de mon poème,
Glissant sans cesse, je me relève.
Sur ces branches qui m'enserrent
Mes pensées traversent les ondes sonores,
Où je perçois des sons
D'une mélodie d'ailleurs.
La terre se lamente et crie à l'infini,
L'insaisissable absolu d'une lutte sans merci
Douce illusion d'un amour sans passé
Me fait vibrer sur le fil de mes pensées.
Je me roule dans le sable
Aux douceurs d'amertume,
Insaisissable univers d'une nuit sans lune.
Transcendant l'impossible d'un amour infini,
Mes mains modèlent la terre
Où j'y transcris ma vie.
Lucy
La vieille femme
Agressée par la pluie
Sa valise rouge s'ouvrit,
Ses confidences tombent sur le sol mouillé
Ou les nymphes s'emparent de tous ses papiers
Mémoire d'amour d'adolescente,
Recherche d'enfants innocents
Rêve d'une mère anéantie par le temps,
Souffrances balayées au gré de quelques vents
Pauvre femme dont les pas errants
L'entraînent dans un délire hallucinant.
Courbée par le vent,
Un rayon de soleil couvre ses cheveux blancs
Tout près des cieux,
Elle entrevoit des espaces verdoyants
Ou les fleurs de la terre
Serons en abondance
Sa vie, sortie de sa souffrance
Enlace les éléments;
Haletante, elle s'y blottie
Fatiguée de sa légende.
Lucy
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