Le ciel de ma ville
Je lève le visage pour regarder les étoiles,
Il est tard, et quelque part, je vois ton sourire
Je recherche parmi cet espace un instant de vie,
Un simple message transformé en poésie
Je capte ton regard a porté du tracé des nuages,
Ma ville ce soir est sombre, mais un feu de joie me remplit
Mon histoire n'est pas banale, et florissante pour l'avenir,
Au-delà des buissons, les ombres effacent des silhouettes furtives
Poussé par un vent violent, je griffonne sur mon cahier ou la pluie s'étale
Je vois des teintes de terres rouges, et bleuies dans mon esprit,
Des arbres élèvent leurs chants vers mes écrits qui se réjouissent
Le plus beau est le ciel de ma ville, tout là-haut vers l'étoile qui brille
Lucy
Cœur enterré
Si tu n'as pas répondu à l'appel de la nature,
Le grondement des nuages furieux couvrira ton azur
Sur ton être désertique, je souffle sur tes lèvres
ternies,
Tu me glaces de ton regard vide pour me faire souffrir
Protégée d'une immense nuée, la sagesse me met à nu,
Tu rêves d'amour, de harpe, et d'épée, car tu es
immature
J'enterre mon cœur, peiné et froissé, vers l'arbre de vie,
Mon amour, aride et desséché reprend sa liberté en esprit
Tu surgis de ma nuit, enserré d'une racine qui s'incruste sur ton buste
Ta poitrine luit, et ton regard fuit sous la lune incrédule
Tu te caches tel un loup contrit pour t'assouvir de tes délits,
Je ne te cherche plus, une bourrasque me projette vers un nid de pies
Je m'entoure de laurier desséché et trébuche sur un talus
Pourquoi cette misère cachée me fait pleurer dans la brume ?
Je veux gagner l'univers et le professe dans un sourire ravi,
En fait, je toucherais au fruit défendu, vers une rivière tranquille
Lucy
Mon Polar
Je le vois marcher devant moi, il ressemble à un gros matou gris,
Il bredouille des mots doux à un pigeon qui se pose à ses pieds
Il ne tient pas la route, il est là, défaitiste et mal fringué,
Apitoyée, je sors de ma poche une flûte où les sons s'élèvent en harmonie
Je glisse doucement sur un nuage satiné tout près de lui,
Je scrute son visage marbré par la rue qui est son adresse préférée
Je le situe dans mon monde où je le classe dans mes désespérés,
Mûrie par la vie, je l'écoute de l'extérieur pour le cacher dans mes écrits
Je me sens chargée d'une responsabilité où je le valorise,
Le sol est un lieu de confidence pour lui qui se sent rejeté
Je saisis la brume du matin et voile mes yeux pour ne pas l'aimer,
Avec mon mascara, je gribouille à terre un violon pour lui
Devant moi, il se courbe et m'offre une poignée de sa vie,
Je prends des notes où la pluie tombe sur mes mots éclatés
Il me saisit la main, étonnée, pour un baiser prolongé,
Je murmure en catimini, un refrain vibrant qui le fait rire
Je me souviens du temps de ma bohème où je marchais nus pieds avec des rires,
Mon chevalet planté sur les chemins, je vendais mes toiles déjantées
J'ai connu ces gens perdues dans leurs vies et je les ai toujours aidés,
Ma peinture s'harmonise par de belles pensées qui embellissent ma vie
Vous ne verrez pas le visage de cet homme, je suis partie, ma poésie est finie.
Lucy
Vertige illusoire
Sur ma route, je me baisse pour ramasser une pierre de lune,
Inconsciemment je trébuche sur elle car le vertige me saisit
Que m'arrive-t-il ce jour où je suis dans la dune à Pampelune,
Je ne suis pas monarque, ma vérité est que je tire la langue à la vie
Je saute sur une branche pour explorer mon existence vers Neptune,
Et discerne les embûches par les lois scientifiques qui régissent l'infini
La connaissance de mon moi n'est pas dans des laboratoires de rue,
L'humanité est en moi, car nous sommes tous frères et unis
C'est avec tristesse sur mon chemin, que je ramasse une pierre de lune,
Je veux oublier les souffrances de la terre, malade, le vertige me saisit
Mes mots viennent du silence de mes nuits, sans lacune aucune,
Ma solitude est verrouillée dans l'ensevelissement des pierres qui croient à la vie
Lucy
Art désertique
Une ondulation de blanc et de noir dans mon esprit original et anxieux,
Je vois effarée, la colline sous mon château basculer dans les airs
Une sensation étouffante enveloppe mes sens affûtés au camaïeu,
J'apostrophe mon pinceau pour cacher les couleurs à vos yeux, sans succès
Je m'oppose au contraire dans mes créations mystérieuses,
L'essence des particules naissantes se détend dans l'atmosphère
Mon blanc s'étale langoureusement sur le sentier bien présent à mes yeux,
Sûre d'éloigner de ma palette tous ces intrus de gris et de noirs éphémères
Mon itinéraire est un chemin d'évasion dans mon sanctuaire d'orangé et de feu,
Je fuis l'amour dans mes rêves et ses contraires
Qui va m'entendre aujourd'hui où je me sens comme une danseuse silencieuse,
Le blanc et le noir pour m'entourer de tendresse dans mon monde en retrait
Lucy
Effacé de blanc et de noir
Une note heureuse de couleurs
En fait, la notion des teintes n'existe que dans nos sens,
Là où se trouvent le bonheur et les cris des chants des amoureux
Pas d'obsession pour cet état que je repousse toujours dans le temps,
Je me vois belle dans ses yeux où je chavire à ses mots langoureux
Mes vers sur l'amour sont une note qui m'éloigne à contresens dans le vent,
Comme un roseau agité par l'air, je tourne à tous les vents capricieux
J’aimerais m'envoler vers les collines et les champs toujours de l'avant,
Mes occupations m'attendent, je dis adieu à des rêves ambitieux
Je coule ma vie comme un torrent intarissable où se trouvent des diamants,
La rouille ne m'attaque pas, mais s'en est prise à mes souvenirs ternis à mes yeux
Des pierres précieuses ne sauraient effacer les souffrances d'adolescente,
En fait, à l'heure d'aujourd'hui, je pense tout avoir pour être heureuse
Lucy
Une lettre pour toi
Par mes écrits, tu as une voie pour me reconnaître,
Tu es pour moi une réalité unique dans ta vie de mafieux
Dans le reflet de mon esprit, j'écoute tes mots dans mes rêves
Tes signes donnent à, ma vie une note désaccordée et malheureuse
Je nourris ma connaissance en lettres pour retrouver ma verve,
Un bagou qui m’éloigne de toi et me fait trébucher sur nous deux
Ma vie est au singulier, il me suffit d'oublier et tout effacer d'un trait,
Ma solitude intérieure a toujours été flagrante à tes yeux
En fait, je marche sur une corde en déséquilibre parfait
Ma singularité est unique aux regards d'artistes prétentieux,
Être sans revendication me conduit doucement sur la scène
Je marche seule dans ma vie d’Artiste, j’ai peu d’amis dans ce milieu
Lucy
Tes yeux se ferment
L'amour est une orchidée dont l'essence nourrit mon coeur,
J'arrache sa racine pour l'immoler dans mon vase en étain.
Prends mon cahier où mes larmes ont coulé pour mon malheur,
Entoure-moi de ta tendresse, mon visage cherche tes lèvres en vain
Nous deux pour cacher notre bonheur sous un griottier en pleurs,
Il perd ses fleurs qui se posent délicatement sur nos étreintes
Je rêve à un mythe que je veux réel et plus puissant que mes erreurs,
Pourquoi la circonstance m'empêche de raviver cet amour ancien
 tes côtés, je gifle mon inconscience qui répand une odeur de mort,
Je sais que les herbes crissent sous nos pas dans un écho sans fin
Tes yeux s'éteignent doucement et te conduisent vers l'aurore,
Je descends la colline pour te crier avec angoisse que rien ne s'éteint
Lucy
Princesse du jour
Le rouge l'entoure d'une précision profonde,
Malheureuse et seule dans sa rigidité parfaite
Je lui fais front dans ce bistrot ou se trouvent des cons,
Un passage à vide où j'avale des cafés sans cesse
Je la vois accrochée sur le mur du fond,
Appareil en main, je fais ma photo allant vers elle
Subjuguée, je bouscule un ballot qui tourne en rond,
Je suis libre et étrangère à ce genre de phénomène
Princesse de mon cœur, je me sens entourer de ses ombres,
Ses yeux me ressemblent et je me sens belle en elle
En fait, je l'envie dans sa tenue byzantine sans ronflons
Je prendrais mes pinceaux ce soir pour lui prendre ses rêves
Lucye
Transformation de l'âme
Elle est légère, pure et sans tache,
En recherche de son Dieu évitant les attaques
Écoutant son cœur, elle entend un dialogue,
«Nous sommes deux, "tes larmes valent de l'or
Elle vogue au gré de ses désirs
Au-delà des toits de ma ville.
Ce soir, il pleut abondamment
Je suis triste à mourir
Levant la tête, je la vois luire,
Au gré de ma plume elle s'éloigne
Mon cahier est délavé par ses larmes,
Je les perçois comme une brûlure
Sa mémoire est décolorée comme la mer,
Dans mes songes, je la dirige vers son avenir
Elle n'oublie pas son nom ni sa vie,
Criant un je t'aime, elle s'élance alanguie
Je suis abasourdie de la voir disparaître,
Incrédule et heureuse, je loue le divin
Je danse dans la nuit, et j'écrase les maudis,
Éclairé d'une lumière bleue, je recule devant eux
Je me décoiffe à la vue des passants,
Je chante et tournoie dans le temps
Des badauds me suivent en riant,
Je crie mon bonheur de me sentir enfant
Bonheur et galère de sa vie en lyre
Point à la ligne.
Fin
lucye
Lumière et ténèbres
Embraser son existence au travers d'un voile de lumière,
Cerner l'obscurité, pour la voir évoluée sans cesse à sa manière
Imaginer un instant l'affolement des ténèbres dans l'univers,
Là où se meuvent des ombres destructives et éphémères
Beautés d'une existence abreuvée de connaissances,
Se libérer de son essence actuelle en tournoyant dans le temps
Retrouver des vies et des évènements, en creusant sans cesse en avant,
Croire à la survie dans la puissance d'un Dieu vivant et aimant
Indécis, ne pas refuser d'y attacher de l'importance en lisant et prophétisant,
Il est tragique de passer à côté en tournant la tête en sifflant
Malheureux et dans l'attente, ne pas vivre un état anxieux en ricanant,
Se méfier des religieux qui se mettent en avant quémandant des billets de cents
Embraser avec passion d'un regard sa vie, à travers un voile de lumière,
Reconnaître son ignorance là, où évoluent les êtres de Lumières
Crier avec puissance son amour au monde entier et haïr les guerres,
Croire à la parole du Saint, où les anciens ont écrit des paraboles en vers.
Lucye
L'esprit nul en puissance
Je regarde sous ma plume ce magicien déguisé en étoile du levant,
Il se dirige vers l'océan doré de lune pour entendre ses grondements
D'un geste majestueux, il court vers une crête pour dompter le temps,
Sa baguette de sorcier en main, il avance sur le sable en me défiant
D'une inspiration puissante, il souffle sur mes mots en maugréant,
Mauvais génie de notre époque dans les salons de voyance éclairés d'encens
Il fut un maître à escroquer les gens en désespoir et sans argent,
Et ne crache pas sur les euros des grands, et des familles en souffrance
Un idiot en puissance qui me bourre le Crane de ses revenants.
Je me plante devant lui et l'exhorte de cracher toute ma connaissance,
Ne pas éteindre les étoiles, et jeter ses prédications avec véhémence
Évoquer sur lui les ténèbres qu'il a engendrées en manipulant les gens.
Voir avec tristesse l’insurrection de l'absurde qui ne vient pas de l'intelligence
Violence de ma révolte contre ces agissements qui engendrent des souffrances
Je prends ma gomme et efface cette haine qui envahit mon subconscient,
Mes phrases disparaissent en geignant, je tourne le dos à ce manant
Lucye
La gueule de l'autre
Polémiquer sur des versets de la Bible,
Crier son d'égout sur les guerres et les démunies.
Empêcher les réfugiés de crier sur leurs vies,
Pourrir sur des décisions prises par la république
La marche sale de certains qui ont du fric,
Ceux qui ont les poches pleines et les joues bouffies
Les ratés du business qui font souffrir les familles,
L'allégorie des minables au sein des pays d'Afrique
L'immondice des accueillants au sein de certaines crises,
Charité improbable pour des budgets pourris
Mauvaise conjoncture pour les poches bien remplies,
Les guerres arrivent dans des lieux très précis
Lucye
Ivresse d'un soir
Comparable à l'ébène dans son écrin sauvage,
Elle s'élève en défiant la providence et l'espoir.
Elle voit un horizon rouge et sans voile
Le mur de sa vie aux longues enfilades
Elle s'écroule sur la rive où s'empreint son visage.
Pour l'aimer d'avantage il lui faut son regard
Et dissoudre son image dans une vapeur de nuage,
Essayer de le trouver, lui qui n'a pas d'âge.
Elle le couvre de son ombre le cherchant sur sa page,
Lui envoie son poème dans un accès de désespoir,
Le chercher en ce jour qui n'aura plus de soir
Joncher de verbes son désir dans sa mémoire
Transformer sa passion en une mort quelque part,
Partir sur un bateau ivre de leurs ébats...
Où le mât se fracasse dans une mer de miroir.
Elle joint les mains, car sans lui elle n'a plus de soir
Lucye
Cristal de roches au regard d'enfant
J'ai marché longtemps sans oser revenir,
À la recherche d'une amitié véritable et sensible
Je ramasse les embûches
Et les jettent à la terre,
Et les chardons ardents
S'empressent et les enserrent.
Rien n'altère l'amitié
Un sentiment qui n'est pas du papier.
Un remerciement comme l'odeur du printemps,
Ou le bruit des vagues de l'océan.
Comme un ciel à l'azur profond
Parsemé de poussière des vents,
Cristal de roche au regard d'enfants.
Envolée d’amour éparpillé avec révérence.
Lucye
Ma peinture de 1976.
Très mal prise cette peinture, je retournerais chez mes cousins pour décrocher la peinture, et la prendre correctement, mais elle est scellée au mur ! Je suis surprise de voir ma relique, non, mon œuvre très figurative. Je vous la montrerais de nouveau mais avec tous ces éclats de couleurs ! Il va falloir discuter pour cela, car je ne veux pas arracher le mur avec. Vous remarquerez qu’il y a la signature de mon ex mari, Jo, et ma signature en plus petit à gauche.
Lucye
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