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Regarde à portée de ton cœur
Assise au pied de mon arbre, je sens un vent violent souffler, mon cahier sur les genoux. Je me suis isolée, prête à créer. Je ferme les yeux, et là, je vois défiler dans mon esprit des lettres
qui me saluent, elles sont inconstantes, je les trouve quand même craquantes ! Cela me fait rire et je commence à écrire, chut... je communique avec mon esprit. Tiens? Je vois un mot se présenter
à moi, je me dis qu'il ressemble à une entité personnelle et immortelle... un mot que je connais bien, il est dans une lumière, d'amour, je m'envole vers lui et me cogne sur une branche qui en
profite pour m'arracher mes écrits ! Je veux l'écrire ce mot, mais comment faire, mon cahier a atterri dans un nid ou
une pie fait grise mine en me voyant... j'entends le mot me crier, « je veux te révéler mon nom « me dit-il d'une voix étouffée ! J'ai une mission auprès de
toi, prononça- t-il d'une voix mourante... le vent couvre la musique de ce mot, en plus je marche dans ces herbes pleines de rosée mouillées, autour de cet arbre qui ne peut m'aider ! Je vais
perdre mon mot, ai-je crié, déchaînée, au vent ! Fais tomber ce nid! Je rage, il est vrai qu'avec des mots, on peut tuer les gens, d'un coup, le vent s'enfla sous la pluie qui s'abattit sur
le chêne ! Et moi, trempée, désabusée, moi, qui m'étais éloignée de chez moi pour créer, je... paf ! À mes pieds, mon cahier est tombé ! Mon mot n'est pas altéré, il resplendit avec fierté !
Alors, cette fois tu vas me donner ton secret lui dis je ? Ce n'est pas un secret, pour l'éternité me dit le mot, c'est un message pour l'humanité... Je m'appelle amour! Je t'aime, je me réjouis
avec toi, je pleure quand tu pleures, je verse des larmes quand tu te mets à l'écoute du « père » du mensonge, je t'assiste jour et nuit, depuis ta naissance, jusqu'à ton passage dans l'au-delà, je serai à côté de toi, car je suis
ton compagnon pour l'éternité.
Ceci est mon texte du jour, nous sommes le 14 juillet, je suis sortie et me suis assise au
pied d'un arbre, je me suis évadée dans mon monde onirique...autiste ? Non, je ne pense pas, peut-être déjà un peu partie...hors de la vie.
Lucye
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