L'intemporel dans ma vie
J'aime l'intemporel
Mon goût pour l'immortalité
J'ai enjambé des siècles
Et me perds dans les années
Prendre l'éternité par la main
Pour m'accompagner un instant
Je me croise, je me porte,
Me retrouve dans le temps
Je me perds dans les années,
Le vestige de mes pensées
Me projette du haut d'un escalier
Comète en folie
Rayon de soleil éclaté à l'infini
J'ai du mal à rêver
Alors, je respire
Et mon coeur se transforme
En vagues océaniques
Mes mains cachent mon visage
Mon regard se perd dans le temps.
Lucy
Nos pensées
Vos paroles ne sont que la photographie de vos pensées. Dès que vous les prononcez, vous leur donnez du pouvoir. Vous créez également un climat qui affecte tout ce qui vous entoure. Certains d’entre nous s’interdisent de profiter de la vie parce qu’ils ont grandi avec une “prédisposition aux fardeaux”, au lieu d’une “prédisposition aux bénédictions”. Nous disons des choses telles que “personne ne me comprend ; les gens attendent trop de moi ; personne ne m’apprécie.” David a dit : ”Je me lamentais, et mon esprit défaillait.” Il en est encore de même de nos jours ! Réflexion sur moi-même...
Lucye
Mon cauchemar
Les chiens avaient froids, certains gisaient à terre, je voyais de la mauvaise herbe, il pleuvait à un point qu'ont ne peut imaginer. La pluie finit par cesser. À vélo, dans la nuit noire, mes roues glissaient sur la chaussée, des gouttes d'eau perlaient sur mon visage éclairé par les faibles lumières des réverbères. Je tournais en rond me retrouvant toujours à mon point de départ. Je ne voyais plus les chiens, ni la mauvaise herbe. J’entendais des cris nocturnes et des bruits d’explosifs dans la nuit ! Un danger imminent se produisait, des pas sourds se faisaient entendre ; Effrayé je fonçais droit sur un mur, je vis une brèche immense m’engloutir avec mon vélo. Une image effrayante dans mon esprit ! Le ciel était noir, Je me suis réveillé en sueur… Je suis vivante.
Lucye
Marcher sans relâche.
Partir, encore marcher, toujours… Détours après impasses, morts après renaissances, avancer, partir.
Oser le désert, oser tous nos déserts.
Suivre le conseil éclairé du prophète, se préparer à trois heures moins le quart, au plus hasardeux des rendez-vous. Y faire la plus inattendue, la plus émouvante et la plus magique des rencontres. La rencontre de toute notre vie, la rencontre avec nous-mêmes. Repartir alors sans plus jamais n'avoir soif, bien plus loin encore.
Marcher, sans relâche ni repos. Étoiles après les dunes, s'arrêter d'un coup s'agenouiller, brutalement.
Harassés par la fatigue du chemin, pleurer les yeux ouverts, danser les poings fermés. Petits grains de sable perdus dans l'infinité de tous nos désirs à venir…
Réconciliés avec nous-mêmes, savoir apprivoiser le pas du chameau. Anonymement piétiné par des siècles de caravanes impatientes.
Apprivoiser le vent qui ne demande, qu'à danser avec nos cheveux.
Apprivoiser le sable, de nos pieds nus.
Partir et revenir de nos voyages intérieurs dans le temps.
Prendre ces avions imaginés dans nos grands espaces au gré de notre plume, et des palettes de nos peintres d’antan !
Partir souvent, de beaux voyages nous attendent gratuitement.
Lucye
Par-delà son sommeil
Une vision de robe immaculée l'éblouie dans son sommeil,
Un sabre d'or sort d'un filet blanc et se transforme en chameaux du sahel
Elle se frotte les yeux, car le vent du désert l'aveugle sous son drap,
Étrange rêve de roses des sables, perdus dans une coupelle faite de gravas
Une mer argentée dans un ciel nuageux se reflète sur son mur de craie,
Elle se voit ceinturer avec des fils d'or, et se débat dans son lit défait
Une page vierge s'abat violemment sur elle, demandant d'écrire dans l'espace,
Pensée crée de cliquetis de mots, paragraphes et verbes en soulignages
Ses bras s'alanguissent, authenticité d'un songe dont elle garde le reflet,
Elle se réveille au bruit des gouttelettes de la pluie sur ses volets,
Son regard se perd sur d'autres terres, dans sa projection tout là-bas,
Elle se revêt d'un pagne de soie, ne voyant pas l'étoile du matin à contre-bas
Lucye
Prophétie
Tu as l'espérance des cieux sous les yeux
La nuit de tous les rêves te réveille.
Reconnaît en toi un mutant de Dieu
Ouvre les yeux sur la clarté des cieux qui s'éveillent.
Ce qu'il y a de plus bas dans les profondeurs
Là où tu écrases les insectes chaque jour,
Te fait fléchir sur ces langues menteuses
Mais la lumière te donnera des fruits heureux.
Ne te corrompt pas dans la valse de ta vie
Où tu glisseras sur les glaciers du levant.
Réveille par surprise le sommeil de ta nuit,
Va de l'avant oubliant tes ressentiments.
Lucye
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