Paysage
Un pigeon noir est passé
Il a soufflé dans l'atmosphère
Son vol aigu, sa respiration grave...
Au loin volent les corbeaux
autour du clocher.
Le ciel est glauque,
l'air sent l'absence...
C'est un paysage d'homme,
Ensoleillé et beau,
Laid quand l'air s'alourdit.
Plus loin que le lointain
L'on voit,
Le poète regarde
la courbe de la terre.
Terre...
O terre rend moi la noblesse
Que je t'ai volée en tous temps.
Pourtant l'homme est seul...
Il ne regarde pas sa montre,
Il ne regarde même pas les cris,
l'homme.
Il espère la terre s'abreuvant
des longues plaintes du soleil.
Les couleurs le font frémir,
Il pleure devant le paysage
Il hurle sur le papier
qui déjà poussière éphémère s'évapore.
Ivan Watelle
L'inspiratrice de ma poésie
Fracas de ses écrits
Elle mesure la pesanteur de ses bras
Ciblant le ciel en chantant des alléluia,
Existant par elle-même, au-delà de son éternité
Elle se dit que son nom lui donnera la liberté
Le ciel gronde, la pluie se transforme en glace,
Sa longue marche est infinie, indéterminable
Elle se sent créatrice, et voit le jour éclater par mégarde,
Elle s'imagine voleuse de la brise et des campagnes
Se voir fée des eaux dans ses messes répétées,
Elle ne peut plus croire aux paroles de ceux qu'elle a aimés
Ses écrits s'activent dans un fracas épouvantable,
Le crayon dérape sur une ligne au silence inespéré
Là où tant de douleurs ont entaché sa sensibilité
Elle connaît la fin de son histoire déjantée,
Voir ses rêves erronés, suivre la trace de sa fatalité,
A la fin d'une vie dans la brume de ses pensées.
J'aime mon voyage, elle se le répétera
Dans l'océan de sa solitude
Lucy
Mon esprit vogue sur les eaux
J'embrase mon passé, et je le transcende
Respirant le parfum du sel de la mer
Je souffle sur un mot qui peut déranger
Protégeant mon idée des colères du vent
Je regarde la berge où je vois défiler mon silence
Respirant l'odeur de la terre, et sentant l'ardeur du soleil
Plongeant dans la rivière, au caprice de l'air
Je discerne un mur d'eau, mon corps dérivant dans les sphères
Les paupières alourdies aux vapeurs de la marée dansante,
J'écoute la légende des fonds marin dans ses ronronnements,
Aux bruits sourds de ses incessants refrains
La mer de soleil ménage sa félicité de reine, sans s'éteindre
J'enfreins la prudence, et coule dans le fonds marin,
Je vois la dérive de ma terre, dans cette chute sans fin
La pénombre tombe, mélangeant les parfums,
Mesurant le temps, je ne pense plus à demain
Lucy
L'oiseau du grand vide
C'est dans le silence qu'elle s'éveille, elle sent qu'il est là,
Elle tourne la tête comme un oiseau pris au piège
Un chuchotis de plumes la terrasse d'angoisse,
Elle pose sa lampe à terre pour effacer les ténèbres
Hallucination grise d'un oiseau suspendu à son bras,
Le long du mur se reflète la lueur de ses rêves de chimères
Elle comprend qu'elle est en pleine recherche de son moi
Un saut à terre la mène vers sa lucarne pour percevoir le ciel
L'attirance du tout est noyée dans le vide de son regard,
Les comètes lui apparaissent dans une queue de poussière
Sa vie est creusée d'ornières, mais elle discerne sa voie,
Elle ne voit pas la lune, mais son âme cherche la lumière
Ses amis papillonnent dans ses rêves et la perçoivent du haut d'un mat
Elle va se débattre sur un dur chemin qui forme un cratère
Mais la force divine la traîne sur la montagne du Bouddha
Elle virevolte dans son rêve pour s'assoir et écrire son poème
Lucy
Ma peinture
Mes mystères voilés
Un voile se pose et frôle sa conscience,
Inconnaissable silhouette dans son indifférence
Vestige d'un passé qui se montre avec évidence,
Manifeste éveil dans l'esprit de son adolescence
Sa vie est un mystère, une philosophie en puissance,
Divine poésie, rayonnement de cette femme enfant
Coïncidence étrange d'une nature en plein rayonnement
Une vérité dans son monde est confirmée pleinement
Perpétuellement en fuite du réel, elle se sent différente,
Ses pensées sont au-delà des esprits religieux en souffrance
Son succès défie les entendements quand elle se met en avant,
Elle a une aptitude à l'absolu, et sa bible est une évidence
Au regard d'elle-même, elle s'infiltre dans une lumière éclatante
Les critiques de sa vie ne sont plus en puissance
Ses pensées la conduisent vers une terre en souffrance
Révéler l'angoisse de son coeur sur la croix de son adolescence
Lucy
Mal à crever
Elle se terre dans un métro, car la drogue est sa faiblesse,
L’ambiance de faïences blanches l’emprisonne, le noir est absent
La rouille attaque son cœur et ensevelit ses plaintes pour la jeter à terre,
Les vers seront dans ses vêtements si elle ne se relève pas à temps
Elle est seule dans son malheur et mon regard se tourne vers elle,
Je l'observe plus loin et je vois son désespoir la saisir au-dedans
Mon Dieu, lui dis-je, aide- moi à saisir ton secret, si jeune tu es,
Je me reconnais en elle, adolescente dans cet espace froid et blanc
Incohérente dans son comportement, j’essaie de tuer sa tristesse,
Tant qu’il pleuvra dans la poitrine des enfants mon cœur sera gémissant
Assise près d’elle à terre, je sens un état de violence et de haine
Je chante doucement à son oreille et l’écho me berce comme une enfant
Lucy
La parole du sage
Marche sur les pas des semelles des passants,
Courbe l'échine pour les souder à tes pieds
Et ta solitude sera celée.
Ne prend pas la parole du sage comme une école attardée
Regarde surtout où tu mets les pieds.
La lune se reflète sur ton visage émacié,
L'ombre chinoise des branchages
T'ombre d'une peur inavouée
Parle d'amour, que tes mains modèles de la terre mouillée,
Sculpte le cœur de là planète
Et tous les continents se refermeront
Pour former une unité.
Les guerres et l'injustice hurleront d'avoir été mutilées.
Une poignée de terre pour tout changer,
Regard tourné vers le ciel
Magie d'étoiles et de lumière.
Palpitation du cœur de la terre,
Explosion d'amour d'un monde à l'envers
Joie suprême d’avoir aimé à en crever,
Ignore le passé et va à la rencontre d'un baiser.
Lucye
Ma cité de Rillieux
Je ne peux m'empêcher de verser une larme,
Dans cette cité où la clarté dissimule les étoiles.
De ce vaste horizon, je flotte sur ces arbustes sauvages,
D'où me vient cette arrogance parmi ces feuillages...
Mon monde est sans souci, propre à mon image,
En exaltation d'amour, je m'étire sur ce ciel sans âge
Qui n'a jamais rêvé se fondre dans l'espace sans bagages ?
Égrener ses soucis ailleurs sans bavardage nulle part...
Plus qu'un parfum et un soleil sans retour, sans virage,
L'accès est direct pour les morts dans cette vie de sauvage
Dire et redire, lire et relire les catastrophes dans un ciel sans y croire,
J'arrive au-dessus d'une onde et je prie pour qu'il n'y est plus de carnage
Lucye.
Ceux qui nous ont quittés
Ils ont franchi la lumière ceux que j'ai aimés,
Ils m'ont fait promettre de ne pas encore décrocher
Mais sur cette terre où j'ai tous mon passé à effacer,
Je ne peux le faire avec les tourments qui m'ont enchaîné
Où êtes-vous, vous que j'ai tant aimé dans le passé ?
Ok, dans ma famille terrestre personne ne s'est pardonné,
L'amour est en moi pour ces personnes incapables de se situer
Je leur dis malgré tout, qu'au nom de Jésus tout est effacé
Ils connaissent la parole, mais ne savent pas l'appliquer,
M’emprisonner est pour eux un péché qu’ils ne savent pas situer
C'est dommage, car un jour ils devront creuser pour me retrouver,
Mais à l'heure actuelle un grand bonheur vient de me toucher
L'amour.
Lucye
Je suis Andréa une amie de Lucie.
Lucie est desespérée par son fournisseur internet. Il a décidé de la priver pendant 9 jours d'internet.
Soyez patient 2 secondes après l'avoir à nouveau, elle sera la !
Elle vous transmet son amitié
Andréa
Un amour dingue
Enlevée dans son esprit immobile,
Son amour me maîtrise dans sa verve
Nos bras sont enlacés en catimini,
Dans une danse muette faite de chimère
J’épouse la forme de ses épaules massive,
Et censure le plaisir de ses paroles muettes
Mon Corps se glace contre lui sans un cri,
Je le sens plâtre et m’essuie sur mes rêves
Mes bras en serpent l’entortillent en musique,
Comme une amante en friche faite de craie
Je l’aime en image et me colle à lui,
Pour terminer ce soir un poème en relief.
Lucye
Nos disparus en mer.
La mer sanglée d'un hoquet vague
Offre au soleil la beauté de ses atomes,
Forte de sa puissance, elle s'engloutit dans l'océan,
M'arrachant au passage ma plume avec violence...
Je crois aux vengeances des paquebots brisés
Mais la mer, la connaissez-vous, l'avez-vous rejetée ?
Me lançant à l'eau, je récupère mes mots
M'écrouant sur ma feuille, je dessine un îlot.
Le mettant sous celer je protège son secret
Dans ce crépuscule lunaire, là où la lumière ne paraît pas,
Mon îlot transparaît dans le tumulte de là mer
Au son précieux du vent, à la recherche de sa reine.
Mon crayon fait d'os desséché
Captera la flore des profondeurs sanglante,
Car elle a pris en son sein des âmes désespérées
Et ses grondements ne seraient pas nous les rendre.
Mon poème a de la valeur à mon cœur
Car ces âmes, au moment du crash, ont perdu la vie,
Il y a eu erreur...je les pleure.
Lucye
Des clochettes blanches pour tous
Ce n'est ni une dérision, ni un calembour,
Ce jour peut attirer l'amour de tous
Un jour en taffetas de vert et blancheur,
Où je vais faire respirer au vent cette petite fleur
La clochette me donne des ailes et je cours,
Vite, je vais porter ma fleur à mes amours
Des petits voisins pour qui bat mon coeur,
Et des amis qui m'attendent avec bonheur
Une personne chère s'est accidentée ces derniers jours,
Ce n'est pas de l'humour ni un calembour
Je suis allé le voir, mais ma clochette a eu peur,
Elle s'est recroquevillée, je lui offre avec ferveur.
Lucye.
L'art ne vit pas de rêves fêlés
Tu es l'écriture silencieuse chevillée par le temps,
Une lumière éclatante et heureuse
Où chaque mot parle de ton existence,
Malgré les saisons malheureuses ou le vent est absent
Tu fractionnes ma vie, qui élève tous mes voeux
Changeant de syllabe, en un enchantement,
Plombant mes yeux, je médite sur mes feuilles,
Tu façonnes ma vie par tes mouvements.
Comblant le vide de mes lettres malheureuses
Elles danseront en rimes et iront de l'avant,
L'étoffe de mes rêves comblera vos yeux,
Vous serez séduit par excellence,
Je couvrirai de noir mes passages malheureux
Où mon art est chevillé par le temps,
Mes créations s'élèveront aux sons des Dieux,
Leurs berceaux seront sauvés au gré du temps
Malgré le vent violent et les saisons malheureuses.
Lucye
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