
La
polarité, le double
Tout est double et le triple est divin,
Tout est illusion et je cherche en vain
Une union avec moi-même dans ce mystère sans fin,
Avec un corps émotionnel totalement sain
Aventurière du merveilleux, je suis mon propre maître,
Je projette mes images sur ce que je crois être
J'assume mon rôle et maîtrise ce que je possède,
Retenant dans un filet les déchets de moi-même
Ma seule différence, est de pouvoir créer,
Dans de telles circonstance, j'aime me projeter
Réaliser mes rêves dans cette vie décalée,
Où de multiples personnalités se manifestent sur mon papier.
Lucye

La beauté de sa teinte
La beauté vibrante de sa teinte
Me transporte sur un tapis de velours
Sa splendeur me fait glisser sur un chemin
Au pourtour glissant en pentes douces
Je m'enivre du parfum de pétales de roses
Leurs langages se fond dans la nature
Je sonde le brouillard crachant un reflet de lune
Et roule de bonheur dans les herbes hautes
Mon souffle se mêle au battement de grands pins
Un coeur sourd ou l'univers se montre jaloux
Je me réchauffe jusqu'à l'âme dans un esprit éteint
Que je rallume en un hommage à l'amour.
Lucye

Retour de soirée
Une vision de la nuit comme un camaïeu
Une invitation à fuir la routine de la vie,
L'éclair vibrant d'un réverbère audacieux
Rompe mon isolement imaginatif.
Dans le grand arbre je vois des pointes de bleus
Je structure une composition cristalline,
Dans toutes les directions, je vois du lumineux
Avec mon crayon je griffonne des lignes.
Je m'arrête devant cette oeuvre de Dieu,
Imposante étendue de cette oeuvre magnifique
Même Cézanne n'aurait pas pu faire mieux,
Mais sa palette de teintes diffuses enchante ma vie.
Lucye

Langage des mots
Elle possède tout son passé derrière elle,
Et le grand vide de son avenir n'existe pas
Une brillante comète explose de joie,
De la voir briller dans l'univers de sa lumière
Elle est harmonie dans sa gloire secrète,
Ses sens s'abandonnent à son espace
Sa vie est un spectacle vers ceux qui ne savent pas,
Son rapport au monde n'appartient qu'à elle
Elle rejoint sa propre essence vers ce qu'elle aime
Son langage d'avant les mots ne plaisent pas
Elle réinvente des verbes qui n'existent pas
Dans une relation presque amoureuse à l'univers
Lucye

Le
Liban
Je pense à ces enfants
Comme des puissances colorées,
A la rose, au laurier.
Leurs montagnes sont l'ombre
d'un gouffre sans couleur
La terre étant froide,
La pierre des maisons blanches sans odeurs.
Et leurs coeurs éteints
Comme les murs leurs vont bien.
Les fous n'ont pas de peine eux,
Car ils voient les jours crus
Au hasard des rues.
Mais les enfants qui errent
Attendent le rire des saisons.
Lucye

Une nuit à l'étrange rêve
Un soir où elle entend claquer le vent dans sa chambre,
Deux portes restent ouvertes pour obtenir un courant d'air
Et sur son visage passe le souffle tiède de cette nuit étrange,
Sans bouger de son lit, elle se sent flottée dans l'air, aérienne.
Elle voit une voiture à cheval, sans faire d'effort pour comprendre,
Elle crapahute de ce rêve et tricote ces mots pour les faire connaître
Des oiseaux l'attaquent, une main lui tire le crane, elle est en souffrance,
La vanité de la nuit prend son temps pour l'emmener à tire-d'aile
Un étrange lieu où un python s'empare de ses mots sans condescendance,
Elle sent l'anéantissement qui dévaste ce qu'elle est
Elle voit un prince au buste de marbre dans l'ombre de son enfance
Un bien étrange pays où des formes apocalyptiques lui tombent sur la tête
Lucye

Le rêve est un monde virtuel, il crée des situations et des scénarios tout comme
devant notre écran.
Lucye

Fiction du
soir
Le ciel ! il est si haut ! je suis là près du bruit,
Cet avion violemment me bouscule dans l'atmosphère
l'ascension des nuages forment des météores de pluie,
En entité primitive je dérive sur moi-même
Accroupie sur l'avion, en un réalisme naïf,
Je cherche les atomes, traquant les phénomènes
Je milite pour l'analyse de mes neurones en physique,
Multipliant mathématique en phénomène naturel
J'avoue ne pas comprendre l'énergie cinétique,
M'accrochant aux ailes de ce monstre tout en fer
Mes pensées sont des formes imaginaires bien construites,
Persistant à dire, que mon aventure est une hypothèse.
Lucye

La terre sans lune
C'est le silence qui la réveille, elle sent qu'il est là,
Elle tourne la tête comme un oiseau pris au piège
Un chuchotis de plumes la terrasse d'angoisse,
Elle pose une lampe à terre pour effacer les ténèbres
Hallucination grise d'un oiseau perché sur son bras,
Le long du mur se reflète la lueur de son rêve
Elle comprend qu'elle est en plein cauchemar,
Elle saute à terre, ouvrant sa lucarne pour voir le ciel
Elle attend une réponse derrière cette montagne là- bas,
Elle contemple les bâtisses et les fait disparaître
Sa vie est creusée d'ornières, mais elle entend des pas,
Elle ne voit pas la lune, son âme cherche la lumière
A la rambarde de ses bateaux imaginaires, elle voit des frégates,
En scrutant l'horizon, elle distingue celui qui la guette
Son visage embrasé par les reflets de lune dégagés de nuage,
Lui font entreprendre un voyage pour rejoindre celui qu'elle aime.
Lucye

L'ombre des oubliés
Vivre à six dans vingt-six mètres carré,
L'insalubrité avec des lits superposés
Pleurs du père dont la carte de séjour est rejetée,
Résidant depuis dix ans, il veut en parler.
La maman caissière depuis vingt ans,
Vit dans un taudis infesté d'insectes, avec ses enfants
Avoir une proposition des autorités, serait avenante,
Mais l'attente perdure d'une façon indécente.
Une petite fille de huit ans joue avec des allumettes,
Sûrement pour les faire exploser en étincelles
A l'école elle s'isole, les copines la rejette,
Avec sa poupée, elles rêvent de ferme à paillette.
Lucye

C'est quoi
cet insecte
Apparemment, elle vient de madagascar
Cette mouche est grossie douze fois,
Mais quand même c'est bizarre de la voir.
En balade, seulement en balade un soir de cafard,
Je longeais les pelouses et j'ai remarqué un sac
En plastique, comme un papier jaune tombé par hasard
Ma curiosité éveillée, je l'ai ramassé, il était sale,
Voir de quoi il s'agissait, n'était pas agréable
Seulement un gros insecte dessiné et grossit douze fois !
Je rentre chez moi, c'est comme cela ce soir,
Mon plastique dans ma poche, j'interroge mon moi
J'arrête mes virgules, je marche par hasard...
Lucye
Mon livre d'or
Derniers Commentaires